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  L E   P A R C O U R S  
 
 

                                                         
                                                                                   LE  5° MONDIAL DE  L'ALGERIE

                                                                                         ARGENTINE - ALGERIE

Après deux éditions ratées, en 2018 et 2022, voici notre sélection à nouveau présente parmi l’élite mondiale, augmentée  à 48 équipes désormais, dont 10 places pour le continent africain. Pour notre premier acte, dans notre 10° groupe, le groupe J, le sort nous a alloués, l’Argentine, championne du monde en titre et indiscutable leader du classement FIFA.
Pour l’Algérie, une affiche prestigieuse, en même temps qu’un suprême défi.
 
L’historique des rencontres entre les 2 pays se résume à une seule rencontre amicale, jouée en Juin 2007 à Barcelone et remportée 4-3 par l’Argentine. Carlos Tevez avait ouvert le score. Anther Yahia avait égalisé et Nadir Belhadj a permis à notre sélection de mener
à la mi-temps , 2-1.
Lionel Messi  était déjà présent, il n’avait pas 20 ans et avait inscrit 2 buts… Esteban Cambiasso ayant marqué le 3° but argentin.
L’Algérie a fait bonne figure, même si nos attaquants ont été réduits au silence, laissant le soin aux latéraux Yahia et Belhadj de s’illustrer en jouant le rôle de buteurs. Prestation d’autant plus honorable, si l’on sait, que notre sélection avait joué un match officiel, 3 jours plus tôt, à des milliers de kilomètres de là, à Praia, capitale du Cap Vert.

Aujourd’hui, il s’agit de la Coupe du Monde, mais il n’en reste pas moins que pour  l’Argentine, ce sera certainement un défi de plus à affronter, pour tenir et justifier son rang et son titre, acquis à Doha en 2022.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que depuis cette fameuse date de Décembre 2022, le bilan, à ce jour, de notre futur adversaire est assez impressionnant. 38 matchs, 31 victoires, 3 nuls et 4 défaites, avec à la clé, un nouveau titre, celui de la Copa America en 2024.
Sans oublier de mentionner, qu’il y eut beaucoup de matches amicaux gagnés face à des équipes de second rang et surtout, pas de match non plus face à l’Espagne. L’Argentine a en effet beaucoup hésité et louvoyé sur les dates et le lieu de la Finalisima, nom donné au match entre le vainqueur de l’Euro (Espagne) et le vainqueur de la Copa America (Argentine). Ce test important a finalement été annulé. En Juin 2022, un tel match avait bien eu lieu, avec une belle victoire 3-0 de l’Argentine face à l’Italie.


Ainsi, 19 ans plus tard, Lionel Messi, bientôt 39 ans , sera bien présent, après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, SCALONI, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome, entre 2012 et 2014. Lionel Scaloni, joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, passé ensuite en Italie, avait été la grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu'il avait été nommé à la tête de l'Albiceleste, après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Jorge Sampaoli, dont il était l'adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu'entraîneur principal, il était alors considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de critiques acerbes, dont celle très célèbre de Maradona qui avait proclamé :" il n'est même pâs capable de règler la circulation".
Scaloni n'a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a remporté la suivante en 2021, avant d'être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd'hui, les fans et les journalistes n'hésitent plus à parler de la "Scaloneta", au lieu de l'Albiceleste !!
Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondèment humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d'un journaliste, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : " Il (Petkovic) ne faisait même pas jouer; j'ai un compte à règler avec lui", avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant : "c'est un excellent entraîneur et un personne que je respecte beaucoup".

La veille du match, Scaloni et Petkovic ont eu l’occasion d’échanger des amabilités personnelles réciproques en  même temps qu’ils expliquaient ce qu’ils attendent de cette confrontation.

Scaloni : « Nous sommes sereins avant d'affronter l'Algérie, une grande équipe qui nous préoccupe... Ce sera un bon test… Ils ont montré à la fois une bonne qualité technique et beaucoup de puissance physique… Ils ont joué avec une ligne de trois, de quatre...Petkovic change beaucoup, il est imprévisible... nous verrons bien comment ils évolueront demain. C’est une équipe qu’il faut respecter et qui nous rendra, à coup sûr, les choses difficiles.
Le premier match est important, pas décisif…Être champion du monde ne garantit rien. Mais nous arrivons à un bon moment" .

Scaloni a enfin confirmé qu’à l’exception du latéral gauche Tagliafico, tous les autres joueurs sont disponibles.

Petkovic : « Nous sommes prêts à affronter l’Argentine, l'un des grands favoris, championne du monde en titre et une des meilleures équipes de la planète, que nous respectons beaucoup…Nous ne sommes pas les favoris…Mais nous nous sommes bien préparés pour ce choc et pour les deux autres importants eux aussi...Tous les joueurs sont aptes à jouer ce sommet…Nous venons donc pour être compétitifs, pas pour faire de la figuration…L’Argentine  a la capacité de nous faire souffrir,  nous devons de ce fait être en mesure de gérer toutes les situations que le match pourrait nous imposer ».


2 heures, 4 heures et 3 heures du matin, tels vont être les horaires inhabituels que les fans algériens, loin des Etats Unis, auront à subir, pour les 3 matchs de ce groupe J ; les fans les plus défavorisés de la planète, juste devant les voisins tunisiens, selon un tableau publié il y a 2 jours. Ces fins de nuit quasiment blanches déboucheront-elles sur des petits matins agréables ??
Nous l’espérons !

Pour ce retour de notre sélection en Coupe du Monde après 12 ans d’absence, Petkovic a présenté un onze assez inédit. Zidane, Belghali, Mandi, Bensebaïni, Aït Nouri, Bentaleb, Boudaoui, Maza, Hadj Moussa, Gouiri, Chaïbi F., où l’on note les absences de  Mahrez et Amoura.
En face, Messi est présent et il le montre dès  la 5° minute, en faussant compagnie  à notre défense pour marquer facilement en coin. Mais il était hors jeu !
Réponse du berger à la bergère par Chaïbi, excellemment servi par Maza, et qui bat aisément Emiliano Martinez à raz de terre, à la 8° minute ; but également refusé pour hors jeu.
Le jeu est animé. Messi, complètemet seul, récupère un ballon plein axe. Il choisit de tirer de loin et suprend Luca Zidane mal placé. 17 minutes Argentine 1 Algérie 0

Conséquence, les algériens apparaissent soudain déroutés, manquant de discernement ; ils perdent des ballons faciles et ne font pas les bons choix.
Farés Chaïbi, le meilleur attaquant du côté algérien a beaucoup sollicité le ballon, il l’a obtenu et a forcé le gardien argentin à détourner en corner deux de ses tentatives.


En début de seconde période, les Verts s’activent un peu plus et essayent de porter le danger dans le camp adverse. Les efforts n’aboutissent pas, à cause d’un manque de percussion et de profondeur ; de bonnes intentions, mais il s’agit d’une activité assez brouillonne.
Les argentins, eux, sont plus directs, toujours sous l’impulsion  de Messi qui sert Lautaro Martinez, dont le tir sera stoppé par Luca Zidane, et voit ensuite sa propre tentative détournée en corner par le portier algérien.

Quelques instants, plus tard, à l’heure de jeu, Zidane sera malchanceux…Sur un puissant tir cadré de Mac Allister, il relâche, malheureusement la balle dans les pieds de Messi, lequel n’a plus qu’à la pousser dans les filets, signant ainsi son doublé de la soirée !
60 minutes Argentine 2 Algérie 0.

Petkovic effectue 3 remplacements avec l’entrée en jeu de Aouar, Mahrez et Amoura  à la place de Boudaoui, Hadj Moussa et Gouiri respectivement. Nos capés essayent  de réagir quelque peu,  trop peu, pour pouvoir inquiéter la défense de l’Albiceleste, encore moins pour influer véritablement sur le cours du match. La défense argentine est très compacte et solidaire et devant, le milieu est particulièrement efficace. Il s’ensuit que nos attaquants ne peuvent ni pénétrer dans la surface de vérité, ni même tenter leur chance de loin, si l’on excepte un tir non cadré de Aouar. Emilianio Martinez, restant bien protégé et tranquille dans ses buts.

Environ un quart d’heure avant la fin du match, Messi part de loin, dans l’axe, il s’appuie sur un partenaire sur le flanc gauche et se positionne afin de recevoir la passe en retour, ce qui se produit effectivement…D’une frappe sèche, il va inscrire son triplé de la soirée…
Pour les gens familiarisés avec le Messi du Barca et même celui de l’Inter Miami, il  s’agit là d’une action, répétée et réussie des dizaines de fois avec notamment la collaboration du latéral gauche Jordi ALBA…
76 minutes, Argentine 3 Algérie 0

Lors de cette soirée magique, il semble tout heureux ; il vient d’égaler le record de buts (16) que détient l’allemand Miroslav CLOSE. Le second record de la soirée après celui de 6 participations à la Coupe du Monde.
Deux minutes plus tard, il laissera sa place au jeune Nico Paz, pendant que Zerrouki et Boulbina entrent côté algérien en remplacement de Bentaleb et Maza.

Il ne se passera plus rien. Les joueurs algériens sont déçus, résignés mais ils se sont déclarés disposés à oublier cette soirée inconfortable pour se préparer convenablement aux deux rencontres qui les attendent, face à la Jordanie et l’Autriche.

On ne saurait terminer ce compte-rendu du match, sans revenir sur deux faits de jeu importants, car tombant sous le coup des Lois du Jeu, concernant le comportement antisportif et l’usage excessif de la force caractérisé.
Des fautes qui doivent être sanctionnées d’un carton jaune ou d’un carton ouge selon les deux cas de figure que je viens de citer et qui ont été ignorées par l’arbitre Marciniak.

En effet, à la 32° minute Messi charge brutalement Mandi par derrière, en s’essuyant les crampons sur son mollet. Une  faute est sifflée sans carton, sans consultation de la VAR.

Ensuite, à la 53° minute Maza bien lancé, évite Rodrigo De Paul, qui l’envoie à terre, au moyen d’un violent coup de coude à la nuque, plus qu’évident pour tous. Marciniak, une fois de plus, reste de marbre.

Mandi et Maza ne sont pas du genre à « en rajouter » en restant au moins 1 minute à terre se tordant de douleur. Leurs coéquipers n’ont pas accouru pour assaillir l’arbitre de leurs protestations, facilitant ainsi évidemment la tâche à Marciniak !!
En conclusion, la question que l’on ne peut s’empêcher de poser…Que se serait-il passé si les fautifs avaient été Mandi et Maza ??

Le score de 0-3 pourrait laisser penser à une domination écrasante de l’Argentine… il n’en fut rien. L’Argentine s’est imposée sans forcer son talent, en contrôlant le jeu et les espaces. La fiche technique du match est là pour indiquer que la possession a été en faveur de l’Algérie 53% / 47 %. Il en est de même pour le nombre de passes. Pour les tirs, 9 pour l’Argentine (dont 6 par Messi) contre 4 pour l’Algérie.
Les coups de boutoir de Lionel Messi ont créé le danger et assuré une victoire logique.


Réaction des sélectionneurs :

Lionel Scaloni : « Nous savions que ce serait un match compliqué. L’Algérie est une équipe solide qui nous a obligés à rester concentrés en permanence…Elle nous a posé des problèmes nous amenant à sortir de notre zone de confort et à effectuer des efforts de couverture défensive, inhabituels…Dans cette Coupe du Monde, n’importe qui, peut battre n’importe qui…Messi, cela fait 20 ans qu’il est le meilleur à chaque match ».

Vladimir Petkovic : « l’Argentine a été meilleure que nous. La différence de niveau était évidente…Nous avons commis beaucoup d’erreurs et leur avons laissé beaucoup d’espaces…Un premier revers n’est jamais décisif, nous avons notre destin entre nos mains. Messi n’est pas un joueur ordinaire, quand il est serein, il devient incroyable, il peut rendre les choses faciles et réaliser ce qui semble impossible ». 


Réaction des médias :

Etrangers :
Argentins :
tycsports.com : « L’Argentine réussit son premier pas avec un carton à l’Algérie et un festival de Messi »
olè.com.ar : « Le show de Messi avec 3 buts et un record mondial »
clarin.com : « Avec 3 buts d’un Messi énorme, l’Argentine cartonne l’Algérie et montre sa carapace de candidat à la victoire »
lanacion.com.ar : «  Un capitaine idéal, Messi suspend le cours du temps…Un nouveau score historique »
Autres :
onzemondial.fr : « L’Argentine torpille l’Algérie grâce à un Messi des grands soirs »
lequipe.fr : «  One, two, three…Viva Léo Messi »
afrik-foot.com : «  Un non match et un Messi en feu »
as.com : « Messi démolit l’Histoire »
ouest-france.fr : « Le triplé fou de Messi qui éteint l’Algérie »
africafootunited.com : «  Argentine 3 Algérie 0…M , M , Messi »
gazzetta.it :  «  Messi écrit l’histoire avec son triplé contre l’Algérie »


Algériens :
competition.dz : « Les Verts craquent face au génie de Messi »
dzfoot.com : «  Claro que Messi ! Messi nous a donné une leçon »
El Moujahid : « l’Algérie s’incline face à l’Argentine, mais garde intactes, ses chances de
qualification…Le Mondial  n’est pas fini » 
la gazettedufennec.com : «  Un revers doublement historique »
aps.dz : «  Les Verts chutent d’entrée, mais conservent toutes leurs chances »
El Watan : « Les Verts doivent se rattraper »



Aux dernières nouvelles et selon différentes sources, la FIFA aurait accepté la requête de la Fédération Algérienne à propos de l’arbitrage lors du match Argentine-Algérie et notamment les agressions décrites plus haut, dont ont été victimes Mandi et Maza. La FIFA aurait reconnu une erreur d’appréciation des arbitres chargés de la VAR et les aurait sanctionnés, pour n’avoir pas alerté l’arbitre central, ni demandé le visionnage des actions contestées.
    Quel type de sanctions ??
 J’utilise le conditionnel, parce qu’il n’y a pas eu de communiqué de la FIFA à ce sujet ; je suis d’ailleurs, pratiquement certain qu’il n’y en aura pas. Tôt ou tard, il y aura des « fuites ».
Pour l’instant, il reste à surveiller, si les noms du polonais Kwiatowski, du vénézuelien Soto et de l’émirati  Khadim réapparaissent ou non dans les listes des arbitres des matchs  à venir.

J’ai surveillé et le second match que j’ai pu suivre, Côte d’Ivoire -Allemagne, m’a fourni un début de réponse : le vénézuelien Juan Soto, était présent en tant qu’arbitre- assistant à la VAR. Je me répète : quel genre de sanction si  4 jours plus tard, Soto est de  nouveau appelé à officier ?? Ou alors, il s’agit de rumeurs sans fondement !

Cette sanction interne ne changera pas le résultat du match. C’est néanmoins une excellente mise en garde adressée à l’ensemble du corps arbitral, en vue de limiter, au maximum, les errements toujours possibles.


                                                                                               JORDANIE- ALGERIE

A l’instar de l’Algérie, la Jordanie a, elle aussi raté son entrée en cette Coupe du monde après une défaite 1-3, face à l’Autriche. Un état de fait qui fait de cette rencontre, un rendez-vous essentiel et crucial, une finale avant la lettre car le perdant sera très certainement éliminé.

Le bilan des confrontations entre l’Algérie et la Jordanie est très maigre. Il se résume à un seul match amical disputé à Annaba, en Mai 2004, qui s’était achevé sur un score nul (1-1).
Deux matchs avaient eu lieu en 1974 et 1988. Ils ne sont pas pris en compte, car il s’agissait d’une équipe de club, le Nasr de Hussein Dey, dans le premier cas au Tournoi Kuneitra en Syrie et de la sélection universitaire dirigée par feu Noureddine Saadi, lors de la Coupe Arabe de 1988 à Oman.

La Jordanie est un nouvel arrivant dans cette compétition mondiale. Depuis 2024, une Jordanie nouvelle s’est révélée, en réussissant une belle place de finaliste lors de la Coupe d’Asie des Nations, suivie d’une convaincante qualification dans sa zone asiatique, devant l’Arabie Saoudite et l’Iraq, notamment. Un gros morceau d’histoire qui s’écrit, après moult tentatives et des années de déceptions, dont une à l’ultime étape du barrage intercontinental, contre l’Uruguay, les voici présents, aux Etats Unis…
Un groupe compact et solidaire avec une bonne assise défensive et un impressionnant trio offensif , formé de Al Tamari, Naïmat et Olwan.

Tout de suite après la défaite face à l’Autriche, son actuel entraîneur, le marocain  Jamal SELLAMI  s’est exprimé :
« Naturellement, les deux équipes restent sur une défaite. Pour nous, le plus important est de récupérer de la fraîcheur physique. Aujourd’hui, nous avons fourni une prestation de haut niveau et je pense que nous avons désormais une expérience qui va nous servir pour le prochain match. Ce sera évidemment un match face à nos frères algériens, qui possèdent des joueurs de grand talent.  J’espère que nous serons au rendez-vous, que nous produirons un bon match et que le résultat sera bien meilleur que celui d’aujourd’hui. »
Depuis sa nomination à la tête des Al-Nashama, en 2024, Sellami a su maintenir l’unité d’un collectif bien rôdé. Il a en outre démontré qu’il était capable d’exploiter au mieux le potentiel de chaque joueur.

La période qui  a suivi la qualification, n’a pas été très joyeuse. En mars, la Jordanie a concédé deux nuls, sur le même score de 2-2 face au Nigéria et au Costa  Rica, des rencontres prévues à Amman et disputées en Turquie.
Ensuite en  Mai-Juin, la Jordanie asubi une défaite 1-4 , à StGall,face à la Suisse.Début Juin enfin,, à San Diego, nouvelle défaite 0-2, contre la Colombie.
Pour comble d’infortune, les jordaniens ont enregistré le forfait de Yazan A Naïmat et du jeune attaquant Ibraim Sabra..

Du côté algérien, Petkovic et ses hommes ont repris le travail, laissant deriière eux,  la mésaventure subie face aux champions du monde et mettant l’accent sur la nécessité de rattraper les points perdus, afin de pouvoir espèrer des jours meilleurs et sans doute avoir une explication finale, encore plus vitale face à l’Autriche .

Le match est programmé lundi à 20 heures, à Santa Clara , soit le mardi à 4 heures du matin, horaire algérien. Nos capés vont quitter les bonnes habitudes prises à Lawrence pour se rendre sur la côte Ouest des Etats Unis, à plus de 2000 km ! 2420 km : Ce nombre a été mis en relief par de nombreux médias algériens, comme s’ils allaient être franchis, à pied ou à bicyclette !!!
Par avion, en vol direct, cela représente 3h 50 …Une bagatelle, une promenade de santé, lorsque l’on a en mémoire les 10 heures de vol qu’ont eu à affronter nos joueurs, à chaquue fois, en allant au Mozambique, en Ouganda et au Botswana…afin de se qualifier pour la présente Coupe du Monde !! Autant ou presque d’ailleurs, à l’occasion  des qualifications pour la CAN, qui s’étaient déroulées simultanément.
Notre délégation prendra très probablement ses dispositions, afin d’être à pied d’œuvre 48 heures avant l’échéance. Ce voyage ne saurait donc constituer un désavantage ni un handicap.

Tout le monde prévoit du changement dans notre formation. Lequel ou lesquels  ?
S’appuyant sur les prestations respectives face à l’Argentine, chacun y va de son idée. Personne ne sait avec certitude. On aura peut-être des indices, la veille du match, lors des points de presse. Ou peut-être pas !
En attendant, ce dont nous sommes sûrs, c’est que les joueurs ont déjà effectué trois séances d’entraînement et aucune absence, ni forfait, n’est à déplorer.

Samedi après midi,  après une quatrième session, ils ont quitté leur confort de Kansas City, pour se rendre en Californie. Ils sont arrivés en début de soirée à l’aéroport de San José et sont restés fidèles à la même chaîne d’hôtels, en résidant au Signia Hôtel by Hilton San José.

San Francisco, San José, Santa Clara ???  Deux Saints et une Sainte !! Pour y voir clair voici ce qu’il faut savoir :

Le "Bay Arena Stadium" (officiellement appelé Levi's Stadium) est situé dans la ville de Santa Clara. Il se trouve dans la Silicon Valley, à environ 7 km au nord-ouest du centre de San José et à 65 km au sud de San Francisco.  C’est le stade où joue la fameuse équipe de football américain San Francisco 49 ers.

Les algériens sont à pied d’œuvre, les algériens aussi, après avoir quitté leur camp de base de Portland (Oregon) ) à 850 km de là !

Les deux entraîneurs ont satisfait à l’obligation de la conférence de presse d’avant match et ont pu donc exprimé leur point de vue :

Jamal SELLAMI : « 
Naturellement, les résultats du premier match ont été négatifs pour les deux sélections. Par conséquent, ce match est décisif : l’équipe qui l’emportera demain décrochera une qualification directe… Cela dit, un match nul pourrait laisser toutes les portes ouvertes. Personnellement, je m’attends à un match intense face à cette équipe algérienne. C’est une sélection forte et de qualité. Nous espérons être prêts et obtenir un résultat qui mettra en valeur nos compétences… Tous les joueurs sont animés par l’envie et l’ambition d’afficher notre meilleur visage demain. Et pourquoi pas écrire une nouvelle page d’histoire pour le football jordanien. »


Vladimir PETKOVIC : « Tous nos joueurs sont prêts pour le match de demain. Je ne suis pas d’accord pour dire que le match de demain est décisif. Il reste encore le match
contre l’Autriche, qui est aussi très important…Notre objectif est de nous qualifier pour le prochain tour, c’est pourquoi une victoire contre la Jordanie est très importante. Nous avons analysé notre adversaire et nous donnerons tout pour décrocher la victoire».

C’est évident, les deux coachs sont d’un avis contraire sur la qualification à donner à ce second choc du groupe. Décisif ou pas décisif. L’avenir nous dira qui avait raison !

On peut aussi se poser la question suivante : Petkovic prépare-t-il  à une possible déconvenue ou bien, cache-t-il  simplement son jeu ?
Ajoutons qu’il n’a pas répondu aux rumeurs qui laissent entendre que Amoura est forfait, en vue de ce match !

Voici, par ailleurs quelques titres de la presse jordanienne :

Jordan News :
"Coupe du Monde 2026 : La Jordanie n'a plus le droit à l'erreur face aux Fennecs.
Al-Rai : "Soutien royal : Le Roi Abdallah II exhorte les Nashama à tout donner face à l'Algérie.
Al Ghad : "Une finale avant l'heure : Le onze national veut surprendre l'Algérie.
Kooora (édition jordanienne) : "La Jordanie et l'Algérie dans un duel sous haute tension pour rester en vie au Mondial.
Al-Mamlaka TV : "Le tournant décisif : La Jordanie face à l'Algérie pour l'Histoire et la survie."

Et en face ceux de quelques médias algériens :

El Watan :
« Un match décisif pour les Verts ; ça passe ou ça casse »
El Moudjahid : « Les Verts décidés à relever le défi . Les Verts jouent gros à San Francisco »
compettion.dz : « Un match pour rester en vie »
dzfoot.com : « L’heure du réveil a sonné »
aps.dz : « 
Face à la Jordanie, les Verts appelés à imposer leur jeu et retrouver leur efficacité »
la gazettedufennec.com :  « Les Verts prêts à rugir »

Chacun a sa manière pour exprimer ses sentiments avant cette rencontre, mais je dois dire que je n’aime pas cette atmosphère d’attente, trop ardente, trop fervente, où l’on en arrive à évoquer la vie et la survie. Je trouve cela excessif et inopportun !
Il me revient à l’esprit le titre tout aussi  déplacé, utilisé par un journaliste algérien, à la veille d’un match de qualification, face à la Tunisie en 1968 :  
           
« Le match à gagner à tout prix, le match de la survie» .
En l’occurrence, la sélection algérienne n’avait pas vaincu…elle a tout de même survécu !


Les deux équipes entameront leur duel de Santa Clara, en connaissant parfaitement le résultat du match Argentine - Autriche qui débutera 10 heurs plus tôt !! Ce n’est pas négligeable.

C’est l’arbitre slovène Slavko VINCIC qui dirigera le match, assisté de deux de ses compatriotes.

Pour son onze, Petkovic a finalement opté pour deux changements seulement par rapport au match précédent. Zerrouki remplace Bentaleb et Mahrez retrouve sa place au détriment de Hadj Moussa. Amoura étant officiellement forfait, au moins 2 semaines, pour blessure, voici donc la composition de départ, choisie par Petkovic :
Zidane – Belghali – Mandi – Bensebaïni – Aït Nouri – Zerrouki – Boudaoui – Maza – Mahrez Gouiri – Chaïbi.
Deux changements par rapport au match contre l’Argentine. Zerrouki remplace Bentaleb et Mahrez retrouve le terrain au détriment de Hadj Moussa.

Peu ou pas de choix pour ces deux équipes battues lors de leur premier match : il faut relever la tête et obtenir un résultat positif.
Les Verts amorcent un bon départ, mais malheureusement, comme c’est souvent le cas, sans pouvoir concrétiser , puisqu’à  la 20° minute Mahrez, bien lancé en profondeur, dans le dos de la défense,  se retrouve seul face au gardien de but.
De manière inexplicable, il cafouille et se montre incapable de profiter de cette occasion idéale d’ouvrir le score.
C’est ensuite Amine Gouiri qui passe en revue la défense jordanienne, mais son tir écrasé ne représente aucun danger.
Notre sélection continue dans la bonne voie en offrant, à Mahrez, à la 32° minute, une nouvelle occasion impayable, un second duel qu’il va perdre face au gardien de but.
Pour un technicien de son rang, rater des opportunités pareilles, nous a semblé très étrange.
Le très éloquent gros plan de la  télévision de son visage n‘avait point besoin de mots pour traduire le doute et la perplexité qu’il ressentait en ces moments précis.
Les jordaniens recroquevillés en défense, lancent des raids sans effet, grâce à Moussa Al Tamari et Ali Olwan.
Mais ils  insistent et à la la 36° minute, profitant d’une bévue de Zerrouki, qui rend le ballon aux Jordaniens, ces derniers ne vont pas se faire prier, pour partir en contre et en 3 passes, permetttre à Nizar Al Rashdan , de tromper Zidane en coin . 36 minutes, Jordanie 1 Algérie 0.

Ce but inattendu est très mal accepté par les joueurs algériens qui perdent leurs repères et font n’importe quoi. Ils seront sauvés par les maladresses des jordaniens et surtout par la fin de la première période.   

A la reprise, Petkovic fait entrer Bentaleb et Benbouali, à la place de Zerrouki et Boudaoui.
Les Verts semblent avoir « digéré », car ils repartent à nouveau de l’avant, avec de nouvelles intentions offensives. Tour à tour Mahrez, Maza et Chaïbi réussissent des frappes qui n’inquiètent pas Abu Alia, le portier jordanien.

Le schéma jordanien, contres rapides, n’a pas évolué, mais sans réel danger pour notre sélection, qui poursuit sa pression haute et obtient corners sur corners.
 Ils vont être récompensés de leurs efforts, à la 69° minute, sur une de ces balles arrêtées, bien exécutée de la droite par Mahrez. Benbouali, bien placé, saute plus haut que tout le monde, pour envoyer le ballon dans les filets d’un beau coup de tête rageur. Coaching gagnant de Petkovic !
69 minutes, Jordanie 1 Algérie 1.
 Ce but égalisateur transfigure totalement les Verts qui ne quittent plus le camp jordanien, exercent une pression incessante, s’essayent une nouvelle fois par Chaïbi et encore Maza.

L'incorporation de Hadj Moussa, lors du dernier quart d'heure, va apporter plus de vivacité offensive. La décision se fera d'ailleurs à l’occasion d’un énième corner, bien servi par Hadj Moussa, légèrement dévié par Bensebaîni et que Gouiri reprend de volée, au nez et à la barbe de Abu Laila …Célébrations, accolades et embrassades, mais tempérées par un soupçon de hors jeu… Soupçon dissipé quelques minutes plus tard, à la suite de la consultation de la VAR.
82 minutes, Jordanie 1 Algérie 2
 
Les algériens sont aux anges, les jordaniens accablés, ne réagissent plus. Le slovène Vincic siffle  la fin de ces débats, aux développements bouillants et trépidants.

La Jordanie avait ouvert le score et semblait avoir le match en mains. Mais l'Algérie a tout renversé et évité le désastre, avec 72 % de possession contre 28% et 18 tirs tentés. Une domination assez commode qui induit que la qualification demeure parfaitement envisageable pour les Verts. Leur sort est entre leurs mains, avant la « finale » face à l’Autriche ! La Jordanie est éliminée !

                             C'était là, la 300° victoire de notre sélection, toutes compétitions confondues !

Réaction des sélectionneurs :

Jamal Sellami : « « C’était un grand match face à une grande équipe…Ils ont un joueur, Maza, qui reste un élément exceptionnel. Je pense que c’est le seul joueur qui nous a posé des problèmes.  Aujourd’hui, notre équipe a fait un grand match, et je suis fier de la prestation de mes joueurs.
Pour l’instant, l’amertume de la défaite est grande, car le match méritait un meilleur sort.
Quand on voit à quel point l’équipe d’Algérie est heureuse d’arracher la victoire face à nous sur deux corners, cela nous remplit de fierté. Félicitations à eux.

Vladimir Petkovic : « Je suis satisfait du résultat mais
nous n’avons encore rien accompli. La qualification n’est pas assurée. Il nous reste une rencontre décisive face à l’Autriche…Nous avons été sanctionnés sur quelques erreurs en première mi-temps. Cela fait partie du football et il faut savoir gérer ce genre de situations »
Ce qui m’a  plu aujourd’hui, c’est la réaction des joueurs après avoir encaissé ce but. L’équipe n’a pas perdu son calme et a continué à croire en sa capacité à revenir dans le match. Nous avons contrôlé le match, créé de nombreuses opportunités et je pense que cette victoire est méritée »

Réaction des médias :

Etrangers :
lequipe.fr : « L’Algérie en quête de confiance, après sa victoire face à la Jordanie en vue de sa finale pour la 2° place contre l’Autriche »
ouest-France.fr : «  Gouiri délivre une Algérie balbutiante face à la Jordanie éliminée du Mondial »
rfi.fr : « L’Algérie renverse la Jordanie et reste encore en course pour les 16° de finale"
france24.fr: L'Algérie encore en vie après sa victoire face à la Jordanie"
tycsports.com: "L'Algérie élimine la Jordanie et jouera face à l'Autriche pour la 2° place"
lanacion.com.ar : " LAlgérie en fête. Elle a retourné la situation dans un duel compliqué avec la Jordanie et elle offre la première place du groupe à l'Argentine"
afrik-foot.com: Avec son coaching gagnant, Petkovic a su corriger ses erreurs initiales pour s'offrir une finale avec l'Autriche"
gazzeta.it : " Gouiri, l'attaquant de Marseille, offre aus Fennecs, le but de la victoire, en fin de match...Zidane Junior, toujours hésitant"
africafootunited.com: " La révolte des joueurs algériens...Deux balles arrêtées sauvent les Fennecs"

Algériens :
dzfoot.com : " OUF ! La 3° place assurée !"
competition.dz: " Les Verts renversent la Jordanie et se relancent"
aps.dz: " L'Algérie renverse la Jordanie et de relance dans la course à la qualification"
lagazettedufennec.com : " Verts pâles, mais en vie !"

El Moudjahid : Les Verts retrouvent la grinta en attendant l'Autriche"
El Watan : " Une victoire qui renforce l'espoir de qualification"
Botola : " Remontada qui maintient l'équipe en vie"
Derby : " L'Algérie a signé une victoire précieuse face à la Jordanie"


                                                                                       ALGERIE – AUTRICHE

21 Juin 1982, la date de la toute première et unique rencontre entre l’Algérie et l’Autriche.
27 Juin 2026, la seconde, plus de 44 ans plus tard et de nouveau en phase de groupes de la Coupe du Monde.
Je crois que de nombreux algériens s’avéreraient incapables de vous parler de ce match de 1982 .  Mais ils savent tous, tout, sur un autre qui a suivi, dans le même groupe entre l’Autriche et la RFA, lequel a fait couler beaucoup d’encre et de salive…
J’ai suffisamment discouru sur ce sujet dans le chapitre 4 de ce Parcours de l’équipe nationale d’Algérie…pour ne pas y revenir .
Après une victoire retentissante contre la RFA, championne d’Europe en titre, nos capés avaient piètrement baissé pavillon 0-2, face à une équipe autrichienne, plus que prudente, qui a su parfaitement utiliser les contres pour prendre en défaut notre équipe qui n’avait pas renouvelé sa prestation face aux allemands.

Voici donc l’Autriche, de retour en Coupe du Monde après une si longue absence (1998), qui se dresse sur le chemin de notre sélection, dans un troisième match du groupe, un match décisif mais qui pourrait aussi recevoir la qualification de match piège, après l’euphorie de la difficile victoire algérienne contre la Jordanie.
Depuis le tirage au sort des groupes en Décembre, chacun se doutait un peu, que ce match pouvait être décisif.  Avant le match avec l’Argentine, le coach Petkovic n’a eu de cesse de répéter qu’il resterait deux matchs…

  Interrogés par un quotidien algérien, Compétition, trois anciens joueurs internationaux, présents à l’époque, en 1982, ont exprimé leur point de vue sur ce match.

Salah Assad : « Ne vous vengez pas, faites seulement votre match. Que les joueurs d’aujourd’hui écrivent leur histoire en jouant pour se qualifier »
Chaabane Merzekane : « On ne peut pas revenir 40 ans en arrière.  Il faut rester concentrés sur son sujet et faire son match, pour ne rien regretter »
Noureddine Kourichi : « On nous avait trahis et éliminés, nous un pays qui avait 20 ans d’âge… Je serai l’homme le plus heureux du monde, si, Dimanche, l’Algérie battait l’Autriche. Je ne parle pas de vengeance, je veux juste que l’on batte l’Autriche dignement ».
Rabah Madjer : « …Laissons le passé au passé, ce qui compte c’est le présent et l’avenir…Nous devons aborder ce match pour le gagner et passer au second tour »
a-t-il confié à la chaîne arabe MBC.

Ce match est bien entendu très important. Le vainqueur occupera la seconde place qualificative et est programmé pour affronter ensuite, le 1er du groupe H, très probablement, l’Espagne.  Le vaincu devra attendre…ou peut-être pas ??
Cependant, ce match revêt un caractère très particulier. Il sera le dernier de la phase de groupes, autrement dit, en ayant ample connaissance des résultats des autres sélections.
 
Malgré le système de qualification sophistiqué mis en place par la FIFA, pour les 1/16° de finale, il sera ainsi tout à fait possible pour l’Algérie et l’Autriche, de savoir, avant de jouer, quel serait le meilleur résultat pour chacun d’entre eux…Une situation, il faut le reconnaître aussi cocasse qu’extravagante !! Un état de fait que les ordinateurs les plus perfectionnés n’ont jamais envisagé.  Une occurrence déplaisante qui rappellerait aussi de très mauvais souvenirs !

Et beaucoup ne se sont pas gênés pour l’évoquer… à leur manière. Je ne lis pas l’allemand, mais je suis très familier de la langue espagnole, par l’intermédiaire de ses médias, que je consulte quotidiennement.
Et c’est ainsi que ce vendredi matin, 26 Juin, j’ai pu trouver dans les colonnes du site sportif, madrilène as.com , des informations intéressantes  de médias de langue allemande : 

Blick (quotidien  suisse) :« L’Autriche, se laissera-t-elle battre afin d’éviter l’Espagne » ?

As précise : « Une situation qui n’est pas rejetée en Autriche ; elle est même développée par d’autres moyens de communication importants tel le site autrichien Sky Sport » : 

«  Une troisième place ne serait-elle pas plus attractive pour la sélection autrichienne ??

De son côté GMX. at. (portail web autrichien) estime en titre : « Situation absurde pour l’Autriche : pourquoi une défaite face à l’Algérie pourrait être meilleure. Devrions-nous perdre délibérément de façon à nous faciliter les choses pour la suite du tournoi ? Cela paraît aberrant, mais c’est le résultat du format compliqué adopté par la FIFA. Une défaite nous permettrait d’éviter l’Espagne ».
       Merci as.com :   C’est clair, net et sans aucune retenue !

as.com, achève son article par l’évocation de cette situation par la BBC (langue arabe) qui, pour sa part, pose ainsi la question :
« Le match entre l’Algérie et l’Autriche, sera-t-il une revanche pour le scandale de Gijon ou une manœuvre pour éviter l’Espagne ?

tycsports.com, média argentin s'est, lui aussi, mis de la partie : " L'Algérie peut se venger de l'embarrassant scandale qui obligea la FIFA à changer les règles du Mondial".

Une conclusion inévitable. Même en connaissant tous les résultats et les différences de but, cela s’avère être une gymnastique des plus difficiles. En effet, décider de perdre volontairement face à l’Algérie, signifie que l’Autriche, avec ses 3 points et sa goal-différence 3/3 = 0, compte figurer parmi les 8 meilleurs troisièmes. Or, dès le premier but encaissé, cette GD devient négative, soit -1 , -2 etc…
A partir de quand, il y a risque d’élimination ?
Formulée autrement, la question devient : A partir de combien de buts, l’Algérie doit    s’arrêter de marquer ?  
  Et de tout cela découle, en définitive, une monstrueuse insinuation, l’Algérie serait complice de cette machination !
        Spéculer et fabuler, ça ne coûte pas un centime. Mais peut jeter des doutes !
Francis Bacon l’avait affirmé, il y a plus de 5 siècles « Calomniez ! Calomniez !... Il en restera toujours quelque chose ».

La veille du match, les journalistes ne manqueront pas d’interroger les deux sélectionneurs sur cette éventualité d’entente cordiale plus qu’embarrassante.

Revenons au football pour rappeler que, tout comme l’Algérie, dans la zone Afrique, l’Autriche, elle aussi, s’est qualifiée en terminant première de son groupe européen. Depuis lors, elle a collectionné les victoires en matchs amicaux en triomphant du Ghana 5-1 et de la Corée du Sud 1-0, au mois de Mars, avant de conclure, 1-0 face à la Tunisie, début Juin.
J’ai vu ce dernier match et ceux contre la Jordanie et l’Argentine. Voici mon avis.

C’est un ensemble qui ne va manquer, ni de dynamisme, ni de résistance physique. Cela compense énormément le bas niveau de talent et de créativité, chez la majorité de ses individualités. Mais c’est le genre d’adversaire qui peut poser des problèmes, si on ne l’affronte pas avec intensité, de façon ordonnée et avec une grande concentration. L’Autriche est capable, en quelques secondes, de pénaliser un rival inattentif ou dans un mauvais jour.

Depuis 2022, cette sélection travaille sous la direction de l’allemand Ralf Rangnick, bientôt 68 ans et qui a débuté sa carrière d’entraîneur, en 1983, à l’âge de 25 ans. Il est devenu un maître tacticien reconnu et respecté jusqu’à être surnommé Herr Professor. Il est réputé avoir beaucoup influencé Jurgen Klopp, Julian Nagelsmann et Thomas Tuchel.

Voici sa déclaration d’avant-match :
 « L'Algérie a réalisé une bonne prestation face à l'Argentine. Pour la battre, il faut être à son meilleur niveau. L’Algérie est un adversaire techniquement très fort qui va également nous imposer un défi physique de taille. Nous allons préparer l’équipe en conséquence. Nous avons bien analysé son jeu et nous aborderons cette rencontre avec l'objectif de la gagner…Les rencontres face à la Jordanie et à l'Argentine étaient différentes, mais le match contre l'Algérie est décisif et nous ferons tout pour le remporter…L'Algérie est une équipe forte, surtout sous la direction de Petkovic. Sa défense est très solide et il n'est pas facile de marquer contre elle.
Jouer en dernier est un avantage, pour autant, nous n'allons pas chercher le match nul. Il faut gagner...
Le match de 1982 fait partie du passé ! Je ne pense pas que ce qui s'est passé en 1982 aura une quelconque influence sur cette rencontre ».

A son tour, Vladimir Petkovic a déclaré : « Amoura ne sera pas présent face à l’Autriche, tout le reste de l’équipe est prêt.  Nous allons affronter un grand adversaire qui a ses forces et ses faiblesses. Nous devons être très réalistes dans notre jeu pour pouvoir gagner ce match. Nous avons notre style de jeu, nous allons essayer de l’imposer à l’Autriche. C’est un match très important, décisif pour la qualification. Il arrive au bon moment.Nous voulons montrer notre meilleur visage et jouer notre match sans penser à l’Espagne. Nous devons rester concentrés sur notre propre performance et profiter de toutes les occasions qui se présentent. Nous voulons aller le plus loin possible dans cette Coupe du Monde. On doit compter sur nous-mêmes et gagner ce match face à l’Autriche pour éviter tout calcul. Je tiens à ce que les joueurs me confirment demain, leur montée en puissance ».

Comme on s’y attendait, les deux sélectionneurs ne parlent que de victoire. Il n’y a pas de place pour les calculs, ni pour une entente cordiale.

Tout cela n'empêche pas les spéculations et les rumeurs, lequelles se basent sur le match nul 0-0, entre le Paraguay et l'Australie, ainsi que l'autre match nul 1-1 entre le Japon et la Suède, des résultats qui arrangeaient les 4 équipes et conduit à leur qualification, sans fracas ni scandale.

L'arbitrage de ce match a été confié à un trio ouzbek, conduit par Mr Ilgiz Tantashev, qui jusqu'à présent n'a dirigé que le match Ecosse -Maroc.





                                              












 



Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, ar
Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».

é jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».


Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excelleaîneur et un
Ainsi, 19 ans plus tard , Lionel Messi, bientôt 39 ans, sera bien présent,  après avoir surmonté un souci de blessure. Un autre Lionel, Scaloni, le sélectionneur argentin, retrouvera Vladimir Petkovic, son ancien entraîneur à la Lazio de Rome entre 2012 et 2014.
Lionel Scaloni , joueur de niveau moyen, arrivé jeune en Espagne, ensuite passé en Italie, avait été la très grande surprise et provoqué un scepticisme total, lorsqu’il  avait  été nommé à la tête de l’Albiceleste après la Coupe du Monde de 2018 et la démission consécutive de Sampaoli, dont il était l’adjoint.
Sans réelle expérience en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de Sampaoli, était considéré comme une simple solution temporaire. Mais il sera bientôt confirmé en vue de la Copa America 2019, déclenchant une multitude de crtitiques acerbes, dont celle, très célèbre de Maradona qui avait proclamé : « il n’est même pas capable de régler la circulation ».
Scaloni n’a pas gagné la Copa America en 2019, mais il a réussi en 2021 avant d’être couronné champion du monde en 2022, faisant taire le monde entier. Aujourd’hui, les fans et les journalistes n’hésitent plus à parler de la Scaloneta, au lieu d’Albiceleste !!

Et ce qui est très important à signaler, rien ne lui a tourné la tête. Lionel Scaloni est resté égal à lui-même. Jamais de déclaration triomphante ou tapageuse, respectant tous ses adversaires, reconnu unanimement comme une personne humble et profondément humaine.
Après le tirage au sort, il avait rendu hommage à Petkovic et quelques mois plus tard, répondant à la question d’un journalistge, il revint à la charge sur un ton plus léger et amusé : «  il (Petkovic) ne me faisait même pas jouer ; j’ai un compte à régler avec lui », avant de saluer le travail du coach des Verts et son expérience sur le banc en précisant  
« c’est un excellent entraîneur et une personne que je respecte beaucoup ».

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