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  L E   P A R C O U R S  
 
 

                                                         
                                                                                                          
                                                                                               LA 21° CAN DE L'ALGERIE

Aujourd’hui, 13 Décembre 2025 , le sélectionneur algérien Vladimir Petkovic, aura été un des derniers, parmi ses collègues, à dévoiler la liste des joueurs qu’il doit emmener au Maroc.
Une liste élargie de 55 joueurs avait été adressée à la CAF, dès mi-Novembre. Le dernier délai ayant ét fixé au 11 Décembre pour une liste définitive de 28 joueurs, déjà inscrits parmi les 55 de base.
Tout ce beau monde aurait dû être libéré et présent à Alger, depuis déjà le 8 Décembre, soit 1es 13 jours habituels, précédant le début de la CAN , le 21 Décembre en l’occurrence. C’était sans compter sans les réserves et les très fortes pressions exercées principalement de la part des clubs européens qui ont fait reculer la FIFA et la date d’une semaine . Manque de considération à l’égard de l’Afrique, pour ne pas dire MEPRIS et inaction et impuisance de la CAF !!
La liste, rendue publique lors d’un point de presse, est la suivante :

3 gardiens de but : O. Benbot, L.Zidane et A. Mandrea.
A. Guendouz, blessé et incertain disparait du groupe ; il est remplacé par le revenant
A. Mandrea absent en équipe nationale depuis Juin 2025 .
10 défenseurs : Y. Atal, R. Belghali, S. Chergui, A. Mandi, M.A. Tougai, R. Bensebaïni,
Z. Belaïd, Aït Nouri, J. Hadjam, M. Dorval .
Pas de surprise, pas de nouveauté, sauf à signaler que Zinedine Belaïd semble avoir  convaincu le coach et que Achraf ABADA, auteur de très belles prestations, en Coupe Arabe, n’a pas été retenu. Pour la simple raison qu’il ne figurait pas parmi les 55 ! Eclosion tardive !!
8 milieux : R. Zerrouki, I. Bennacer, H. Boudaoui, A. Zorgane , H. Aouar, F. Chaïbi, I. Maza, I. Kebbal.
La grosse surprise, désagréable, dois-je dire, est l’absence de Nabil Bentaleb ; le reste dans la
logique des idées du coach, avec l’absence de Y. Benzia, Y.Titraoui et H. Abdelli.
7 attaquants : R. Mahrez, A. Hadj Moussa, M.E.A. Amoura, B. Bounedjah, M. Bakrar,
R. Berkane, A. Boulbina .
Bakrar a finalement obtenu la confiance de Petkovic qui a en même temps, assuré la promotion de deux attaquants nouveaux, Redouane BERKANE et Adil BOULBINA, tous deux âgés de 22 ans, tous deux jouant au Qatar et à leur avantage lors de la Coupe Arabe… un pari sur l’avenir !

Quelques statistiques sur les « élus » de 2025.
2 joueurs, R. Mahrez et Mandi, auront là , l’occasion de disputer, leur sixième phase finale de CAN consécutive. Ils égaleraient le record détenu conjointement par Rabah Madjer et Islam Slimani. Etant donné leur âge, ce pourrait être aussi leur ultime participation ?
2 autres, Bensebaïni et Bounedjah, participeraient  à leur cinquième phase consécutive.
2 de leurs camarades, Atal et Bennaceri boucleront, eux, leur quatrième
2 autres encore Boudaoui et Zerrouki, en seront à leur troisième.

7 parmi les 28, Atal, Bennacer, Bensebaïni, Boudaoui, Bounedjah, Mahrez et Mandi ont été sacrés champions d’Afrique en 2019.
14, soit exactement la moitié de l’effectif, Bakrar, Z. Belaïd, Belghali, Benbot, Berkane, Boulbina, S.Chergui, Dorval, Hadjam, Hadj Moussa, Kebbal, Maza, L. Zidane, A. Zorgane sont les néophytes, jamais présents lors d’une phase finale de CAN. Un renouvellement de génération, s’il en est !!
On compte 13 rescapés du dernier échec de 2024 en Côte d’Ivoire.

 Une dernière précision à propos de l’âge :
  5 joueurs ont 30 ans et plus
13 sont âgés de 25 ans et plus
10 sont au dessous de 25 ans, dont Maza 20 ans
Ce qui nous donne une moyenne générale de 26,3 ans.

Le stage pré-compétitif débutera lundi 15 Décembre, au Centre National de Sidi Moussa, avant le voyage vers le Maroc, quatre jours plus tard. Le projet de match de préparation, envisagé un moment, a disparu, à la suite de l’écourtement des délais de libération des joueurs…
Le souhait essentiel consiste à ne pas avoir de forfait pour blessure ou autre indisponiblité de dernière heure !!!

 Les principaux points soulevés par V. Petkovic, lors du pmoint de presse :
« Le moment est arrivé. On est à quelques jours d’une grande compétition. Je suis sûr que les joueurs vont arriver très motivés et j’espère que tout le monde est prêt .
L’objectif principal est de passer au second tour, avec l’ambition d’aller le plus loin possible, dans le tournoi .
Cela n’est pas facile d’effectuer les choix définitifs parmi 45 ou 50 postulants. Et je ne pouvais pas deviner que des joueurs allaient se révéler performants (allusion claire à Ashraf Abada). L’essentiel c’est qu’ils se sentent bien ensemble et soient en forme et en bonne santé.
L’état physique est en effet très important, car on ne souhaite pas revivre le cauchemar du mois de Novembre dernier et ses 7 forfaits pour blessure » .


Petkovic a, bien entendu, justifié ses choix :

« Je regrette l’absence de Guendouz qui ne pouvait pas récupérer à temps.
Atal et Tougai ont été envoyés à la Coupe Arabe pour avoir du temps de jeu.
Abdelli et Bentaleb sont victimes de la concurrence.
Boulbina aime la profondeur et est eficace devant le but. Il en est de même de Berkane qui joue bien, dos au but. Tous deux  sont aussi quelque peu différents des attaquants que nous avions déjà sous la main et ils représentent l’avenir ».


Le lundi 15 décembre tous les joueurs ont été ponctuels, pour leur arrivée au stage. Tous ont pris part , dès la fin d’après-midi à une séance d’entraînement à charge modérée, sauf Samir Chergui, blessé depuis le 23 novembre qui a été laissé au repos.
Petkovic a inauguré la séance par ces paroles : « Nous avons quatre jours pour nous préparer, pour travailler, et pour tout donner physiquement » !
Quatre jours durant, les capés vont être soumis à des séances bi-quotidiennes. Programme spécifique axé sur le physique, la matinée, suivi en fin d’après-midi d’une séance consacrée aux tâches technico -tactiques.

Lors de la dernière session Aouar s’est plaint de douleurs  musculaires, qui l’ont finalement obligé de déclarer forfait et il a été libéré. En raison des délais stricts et très courts imposés par la CAF, il a aussitôt été remplacé par Himad Abdelli. Ce forfait de Aouar apporte deux modifications aux statistiques énumérées plus haut :
1. 15 sur les 28 seront des néophytes (au lieu de 14). La relève est incontestable.
2. 12 sur 28 sont des rescapés de 2024 (au lieu de 13)

Conduite par Mr Walid Sadi, Ministre des Sports et Président de la Fédération de football, la délégation a quitté Alger, vendredi 19 décembre, par vol spécial et est arrivée deux heures plus tard à bonne destination, à Rabat, où elle résidera et disputera ses 3 matchs sur le même stade du Complexe Sportif , Prince Héritier  Moulay El Hassan. C’est ce que l’on pourrait appeler un stade urbain, reconstruit sur l’ancien site du stade du club FUS. A vrai dire, sa faible capacité de 22 000 spectateurs, le place loin, derrière les deux grands stades de la ville !
Qu’à cela ne tienne ; c’est tout de même un avantage certain de se produire 3 fois au même endroit, alors que les 3 adversaires du groupe devront jouer leurs autres rencontres à Casablanca.

Rabat, la capitale du Royaume, où le mois de Décembre est généralement doux et peu pluvieux. Cela, à condition que le déréglement climatique ne vienne pas s’en mêler, comme ce fut le cas il y a une semaine, avec les pluies soudaines et  torrentielles qui ont affecté la côte atlantique et provoqué des inondations catastrophiques plus au sud, dans la ville de Safi. Souhaitons qu’il n’en soit rien, afin de ne pas gâcher la fête du Football africain !!

A noter que Himad Abdelli est bien arrivé et que Samir Chergui, guéri, est à la disposition du sélectionneur.

Sur place, les Verts disposeront de 4 jours pleins, une période durant laquelle le staff
technique entend affiner les automatismes, renforcer la cohésion du groupe et ajuster les derniers détails avant l’entrée en lice officielle dans la compétition, mercredi 24 décembre contre le Soudan.



                                                                                            ALGERIE – SOUDAN

Avec le Soudan, le bilan est largement favorable  à notre sélection, 4 victoires et 3 nuls en 7 matchs. Le plus récent, amical, a eu lieu en 2006 et l’ultime match officiel, est encore plus lointain , 1995 !!

Jamais rencontré en phase finale de CAN, le Soudan, pays fondateur de cette compétition  en 1957,  n’en est pourtant qu’à sa 10° participation, contre 21 pour l’Algérie. De nos jours, le  football a le mérite de continuer à survivre et d’exister, il faut le souligner et le saluer, malgré la guerre civile qui ravage le pays  depuis plus de 2 années. Une situation  exrême qui a obligé la sélection à s’exiler !
Depuis plus de 2 années aussi, la sélection soudanaise est coachée par l’ancien international ghanéen Kwesi Appiah, sous la direction duquel, elle a indéniablement « retrouvé des couleurs ». Pour parler du prochain match, le coach ghanéen n’y est pas allé  par quatre chemins :
 Je cite :  « Certes l’Algérie est une grande nation du football africain, mais le Soudan avance avec ses propres ambitions . Je ne crois pas aux stars ; le match c’est 11 contre 11 ; seul le terrain dira la vérité » .
Cependant, la veille du match, ses propos furent plus mesurés : « Nous souffrons d’une vague de blessures qui a touché plusieurs joueurs…Nous avons rencontré de nombreuses difficultés dernièrement…nous avons même reçu des nouvelles de décès de proches de certains joueurs..
Nous avons bien étudié l’équipe d’Algérie, qui fait partie des meilleures sélections en Afrique et dans le monde et nous savons que le match sera difficile, mais nous avons confiance dans nos capacités ».

Pour sa part, la veille du match V. Petkovic a déclaré : « Bien sûr que nous avons parlé du passé, mais le passé est derrière nous. On veut aborder cette aventure en toute confiance. Le premier match est toujours difficile, il faut le gagner pour affermir la confiance. On est contents de tout ce qu’on a fait ; l’équipe va bien et par chance nous avons récupéré tous les joueurs, mis à part Aouar » .
On a bien observé et analysé les 9 derniers matchs du Soudan. On attend le dernier entraînement d’aujourd’hui pour connaître le onze qui débutera demain.


En parlant du passé justement , un média algérien www.competiton.dz, s’est donné la peine de revenir en arrière pour rappeler à tout le monde que notre sélection n’a plus gagné de match en phase finale de la CAN, depuis le 19 juillet 2019 (finale de la CAN 2019), ce qui signifie  près de 6 ans et demi , ou encore 2350 jours ! C’est énorme !
L'Algérie débute alors que 8 matchs ont déjà été disputés dans 4 groupes différents. Les scores ont été serrés, sauf pour le Sénégal, victorieux par 3 buts d'écart et la Tunisie qui s'est imposée 3-1.

  Petkovic a aligné d’entrée les joueurs suivants :
Luca Zidane dans les buts , avec 4 défenseurs Belghali, à droite, préféré à Atal ; dans l’axe le duo habituel Mandi- Besenbaïni et à gauche, Aït Nouri, sans surprise. Le milieu est occupé par Bennacer, Boudaoui et l’inattendu Farés Chaïbi. Pas de nouveauté en  attaque, dirigée par Mahrez aux côtés de Bounedjah et Amoura.
La pluie, présente depuis 3 jours dans toutes les villes du pays, a épargné le stade Moulay El Hassan, dont les gradins ne sont que partiellement garnis…
Les retardataires se sont mordus les doigts, car ils auront probablement raté l’entame ultra rapide de la sélection algérienne, qui inscrit son premier but après seulement 70 secondes . Et ce, à la suite d’une très belle action offensive, initiée par Aïssa Mandi vers Farés Chaïbi qui efface élégamment un adversaire, au moyen d'une belle feinte et sert aussitôt Hichem Boudaoui, lequel prolonge sur Bounedjah et se lance vers l’avant, sollicitant la passe. Mais Bounedjah préfére servir, dans la profondeur, Amoura sur son aile gauche. De l'extérieur du pied, Amoura alerte Boudaoui, déjà seul dans la surface. La passe est un peu trop longue, mais Boudaoui va la bonifier très intelligemment à l’aide d ‘une sublime talonnade, destinée à Mahrez. Ce dernier va  terminer victorieusement le travail, malgré la présence du gardien et de 3 défenseurs en face de lui.
Belle entrèe en matière ! Il aura suffi de 4 passes pour traverser tout le terrrain et aller marquer !!

Il n’est pas inutile de rafraîchir la mémoire et aussi d’informer ceux qui sont jeunes. C’est un but qui porte la marque de fabrique des Verts. Il y en a eu quelques uns fameux, à Casablanca en Décembre 1979 par Bensaoula, à Gijon contre la RFA par Belloumi en 1982, à Tunis par Menad en 1985, en 2009 à Blida par Rafik Djebbour, face à l’Egypte, en 2014 face à la Corée du Sud par Yacine Brahimi, quand Mandi était déjà l’initiateur, il ya 11 ans !! Pour l’instant, le but  algérien le plus rapide lors d’une phase finale de CAN.
2 minutes, Algérie 1 Soudan 0 .



Les soudanais ne sont ni assommés, ni déboussolés. La preuve, dix minutes plus tard, Awad profite d’une erreur de Bensebaïni ;  il est aussi plus rapide et se retrouve bientôt face à face avec Zidane qui réussit à le neutraliser en deux temps. En revoyant les images au ralenti, on  se demande comment le gardien de but algérien a évité le pénalty, alors qu’il a plongé dans les pieds de l’adversaire. Celui-ci, resté debout reprend une nouvelle fois, mais Zidane est promptement  à la parade et repousse le ballon.
Amoura va ensuite subtiliser un ballon et s’en va seul vers les buts. Son tir sera toutefois dévié en corner.

Intermède du réalisateur qui zappe le jeu pour diffuser en gros plan des images de Zinedine Zidane et les membres de sa famille, dans les tribunes, venus encourager Luca Zidane qui  défend les buts algériens et qui venait de distinguer, un instant plus tôt.

Après leur but, les Verts se sont endormis et par là- même ont encouragé les soudanais à contre attaquer. Zidane va en effet avoir à s’employer de nouveau pour contrer le tir puissant de Yasser, échappé à droite. Son coéquipier reprend aussitôt le ballon, mais sa tentative passe largement au-dessus.
Salah Adil,  averti dès le premier quart d’heure, crochète très durement Aït Nouri qui le déborde le long de la ligne. C’est l’inévitable second carton jaune synonyme de carton rouge. Salah Adil, beien connu des spectateurs algériens pour avoir déjà été expulsé avec son club El Hilal lors d’un match de Ligue des Champions en Algérie, face au Mouloudia d’Alger.
Quelques minutes plus tard, les algériens obtiennent un corner, qu’ils jouent à deux et sur lequel Boudaoui va effectuer une belle transversale que Bensebaïni reprend de façon élégante et acrobatique pour marquer dans la lucarne. Hélas : Il était nettement hors jeu !


Au retour des vestiiaires, les algériens sont encore très vite en action et pendant lepremier quart d’heure, ils vont se manifester par Bounedjah à deux reprises. Il ne trouvera pas le cadre et le but qu’il désire à tout prix.
C’est ensuite Amoura qui réussit à s’échapper sur la gauche grâce à sa vitesse et un grand pont aux dépens de Yasser. Il n’échappera pas à la brutalité de Mohammed Saeed qui le stoppe très irrégulièrement. Le coup-franc obtenu , bien exécuté par Chaïbi a failli faire mouche.

Deux joueurs font alors leur entrée du côté algérien ; Aït Nouri cède sa place à Hadjam et Maza remplace Chaïbi.

Bis repetita placent…Amoura est à nouveau seul à gauche ; il utilise l’extérieur du pied pour servir au loin Mahrez qui arrive dans l’axe et qui  n’a aucune difficulté à contrôler et marquer son second but du match. Le but du break, attendu et espéré depuis plus d’une heure.
61 minutes, Algérie 2 Soudan 0.
Avec un total de 8 buts Mahrez devient ainsi le meilleur buteur algérien en phase finale de CAN.
Amoura poursuit ses efforts sur son flanc gauche. Un première fois, bien décalé par Maza, il tente un tir anroulé qui sera arrêté par le gardien soudanais.
Une seconde fois, il va reprendre de volée un corner bien tiré par Bennacer, malheureusement sa reprise est renvoyée par le poteau gauche. Quel dommage : La tentative méritait un meilleur sort .

Deux nouvelles substitutions du côté algérien. Hadj Moussa remplace le buteur Mahrez et
Bennacer se retire au profit de Adil BOULBINA , qui réalise ainsi son réve et ses premiers pas en équipe nationale algérienne.
 
Comme souvent, les remplaçants vont se faire voir et valoir. Maza, omniprésent  est beucoup plus performant que Chaïbi. Hadj Moussa a bien repris le flambeau des mains de Mahrez. Car c’est lui qui va placer un ballon sur la tête de Bounedjah,  lequel gagne son duel pour servir Maza qui contrôle du pied droit et marque aisément du pied gauche. Une action bien coordonnée.
85 minutes Algérie 3 Soudan 0 !
Maza détrône Bentaleb et devient ainsi, à 20 ans et 30 jours, le plus jeune buteur algérien en phase finale de CAN

On jouera 5 minutes de temps additionnel, durant lesquelles, d’autres remplaçants, Hadjam et Boulbina vont rater de peu le quatrième but…Grâce à deux crochets dévastateurs, Boulbina tente un tir qui sera contré…Il y avait mieux à faire, à offrir à  Bounedjah esseulé face au gardien, l’occasion de but tant désirée !!
3-0 ! Un beau score qui remonte lui aussi à 2019, face à la Guinée, ou encore à 1984 contre le Malawi.

Les joueurs qui voulaient à tout prix la victoire ont atteint leur objectif. Le coach saura mettre en lumière les côtés moins positifs, en vue de les corriger, tant il est vrai que rien n'est jamais parfait et que les deux prochains adversaires savent à quoi s’en tenir ! D’abord,  le Burkina Faso qui a arraché une victoire minimale en renversant la Guinée Equatoriale, dans les ultimes instants du match qui les a opposés.

Terminons par un mot sur l’affluence,  16 115 spectateurs das un stade de 22 000 places. Au coup d’envoi, les gradins étaient clairsemés, alors que des spectateurs algériens, sans billet, piaffaient d’impatience aux portes du stade. Après la mi-temps beaucoup ont pu entrer sans billet.
Des stades quasiment vides, il y en a eu partout. On avait pourtant annoncé que les matchs du Maroc et de l'Algérie allaient se jouer à guichets fermés (sold out). Totalement faux ! On a tenté d'expliquer en évoquant le marché noir. Peu convaicant !
Face à une telle situation, des initiatives ont été prises localement (notamment à Marrakech et Agadir) autorisant les spectateurs à accéder au stade gratuitement.

Réaction des sélectionneurs :

Kwesi Appiah : «  A reconnu la supériorité de l'adversaire, soulignant la qualité et le potentiel de l'équipe algérienne, tout en évoquant les difficultés de son équipe face à une formation algérienne jugée redoutable, qui revient en  force à la CAN et est capable d'aller loin dans la compétition »
V. Petkovic : «  Le premier match est toujours difficile  à aborder. Nous avons bien débuté en marquant et en créant des occasions. Ensuite nous nous sommes compliqués la tâche en donnant la possibilité aux soudanais de se montrer dangereux.
En seconde période, nous étions mieux en place et avons pu creuser l’écart.
Félicitations à mes joueurs qui ont fait preuve de solidité et  aux bien courageux soudanais.
Le match contre le Burkina Faso sera complètement différent, avec la qualification en ligne de mire.
Il ya des choses à améliorer, mais pour l’instant, l’essentiel est debien récupérer »


Réaction des médias :

Etrangers :
lequipe.fr : «  Des voyants au vert pour l’Algérie »
rfi.fr : Six ans après, l’Algérie renoue avec le succès en battant le Soudan »
france24.fr : « 1,2,3 c’est bien parti pôur l’Algérie »
ouest-france.fr : «  L’Algérie s’impose sans trembler contre le Soudan et soigne son entrée en lice »
onzemondial.com : » L’Algérie assure face au Soudan avec un doublé de Mahrez »
africafootunited.com : «  L’Algérie retrouve le sourire »

Algériens :
dzfoot.com : «  Un début de CAN en fanfare »
competiton.dz : «  Les Verts ont fait le show »
aps.dz : «  Les Verts emmenés par Mahrez, lancent idéalement leur tournoi »
El moudjahid : «  Belle entrée en lice des Verts »
lagazettedufennec.com : «  Récital et total régal »
El Watan : « Les Verts démarrent en force, doublé de Mahrez »



                                                                                      ALGERIE – BURKINA FASO

En place pour le second test … Avec le Burkina Faso et en 23 rencontres, le bilan est favorable à l’Algérie : 9 victoires, 8 nuls contre 6 défaites. Mais le Burkina Faso n’est plus la proie facile qu’elle était avant 1984, sous le nom de Haute Volta.
Si l’on examine uniquement les 13 matchs officiels, nous avons  5 victoires algériennes avec 5 nuls et 3 défaites.
Ce sera la troisième fois que les deux formations s’affrontent en phase finale de CAN, avec deux résultats lointains 2-1 en 1996 et 1-2 en 1998 et aussi un match  nul 2-2, en 2024, en Côte d’Ivoire.
Et ce qu’il faut mettre en évidence, ce sont les 3 résultats les plus récents, deux en 2021 et celui de 2024 qui se sont tous achevés par des égalités parfaites : 2-2 ; 1-1 et encore 2-2.
Chacune de ces rencontres, une à domicile et deux en terrain neutre, a été difficile et disputée.

                 Il n’y a pas à se tromper, les choses sont claires et le défi notable !

Les deux sélectionneurs ont exprimé leur point de vue la veille du match.

Selon Brama Traoré, entraîneur burkinabé, « Cette  rencontre, la plus exigeante du groupe,  sera un match compliqué face à une équipe forte et solide . Nous avons mis en place un plan pour renverser l’Algérie et nous sommes ici, pour aller loin. Car la compétition est longue et rien ne se joue en un seul match. Nous allons jouer à fond et viser uniquement les 3 points du match. »

De son côté,  Vladimir Petkovic, est d’abord revenu sur le match contre le Soudan :  « Le premier match est toujours imprévisible. Nous avons observé certaines choses, fait face à des difficultés, mais aussi vécu de bons moments. L’essentiel, au final, était de remporter ce premier match et de bien entamer la compétition » .
 
Il a ensuite estimé : « L’important est d’identifier les difficultés et les problèmes rencontrés. Je suis convaincu que nous avons partagé avec les joueurs les enseignements du premier match. Les résultats devront se voir sur le terrain.
Le Burkina Faso est une équipe compacte, avec un moral élevé et qui démontre sur le terrain ce qu’elle veut obtenir, comme l’ont  prouvé ses deux buts inscrits en fin de match. Ce sera une rencontre difficile, presque décisive, mais je crois en mon équipe et nous ferons tout pour gagner. 


V. Petkovic  a terminé en affirmant : «  Tout est bien organisé ici, toutes les conditions sont offertes pour que nous puissions bien travailler. La qualité des pelouses est bonne pour la pratique du football ».

C’est un onze un peu inattendu, dans une configuration de 3-5-2, que Petkovic a choisi : Luca Zidane est confirmé. Les 3 défenseurs centraux sont Chergui, Mandi et Bensebaîni. Au milieu Hadjam à droite, en compagnie de Bennacer, Boudaoui, Maza et Aït Nouri. En attaque Mahrez et Amoura.
Les débats vont être lancés sous la pluie. Et ce sont les burkinabés qui sont les premiers en action. Amoura répond aussitôt, mais il est dominé physiquement par le rugueux Tapsoba.

Trois minutes plus tard, c’est Gustavo Sangaré qui brutalise Hadjam, le long de la touche. L’arbitre ghanéen consulte la VAR et Sangaré s’en sort bien avec un simple carton jaune. Hadjam peine à reprendre le jeu. Impossible de continuer. Il abandonne finalement ses camarades après 12 minutes.
Au cours des 10 minutes suivantes, ce sont Boudaoui et Mahrez, les nouvelles victimes de l’agressivité des joueurs du Burkina Faso. Ce qui devait arriver arriva, lorsqu’Aït nouri est abattu dans la surface par Dayo. Le pénalty indsicutable est accordé et Mahrez le transforme imparablement.
23 minutes, Algérie 1 Burkina Faso 0

Un instant plus tard, grosse frayeur quand Luca Zidane rate sa relance, heureusement sans conséquence fatale.
L’adversaire, avec beaucoup d’intensité et heureusement un défaut de qualité technique et de précision, a repris la main et arrive même à semer la panique au sein de la défense algérienne, dans cette fin de première période.
Pendant les 5 minutes de temps additionnel, c’est pourtant Amoura qui obligera le gardien Koffi à sauver ses filets.

Au retour des vestiaires, quasiment rien de notable à signaler, sauf le capitaine Bertrand Traoré qui reste  à terre à la suite d’un contact avec Bennacer.

A l’heure de jeu, Mahrez cède sa place au défenseur central Zinedine Belaïd, alors que Belghali remplace Chergui, qui se tient le derrière de la cuisse, visiblement gêné….

Sur une des rares contre attaques algériennes, Maza, bien lancé, par Bounedjah, à partir de la gauche, rate complètement le cadre. Une belle occasion gâchée !!
Et deux minutes plus tard, c’est encore Maza qui va voir son tir, quasiment à bout portant, neutralisé par le gardien Koffi.

En face, les burkinabés sont présents, mais leurs actions ne mettent nullement en danger, la défense algérienne. Et c’est à nouveau Koffi qui va se mettre en vidence pour annihiler les efforts de Boudaoui et Aït Nouri.

Néanmoins ils tentent à nouveau, de la part de Minougou puis sur un corner, lorsque leur coup de tête est facilement  capté par Luca Zidane. Ensuite, Tapsoba rate le cadre, juste après avoir écopé d’un carton jaune.
Quatre minutes de temps additionnel, pendant lesquelles, les Etalons occupent le terrain sans toutefois trouver la faille.

Quasiment peu inquiétés, sauf sur une tête de Pierre Kaboré, à la suite d'un centre de Bertrand Traoré (43e), les Algériens ont surtout agi en contre par Amolura.

Le Burkina Faso attendra les derniers instants du match pour réussir une nouvelle tête de Lassina Traoré. Au total, ils n'ont donc cadré, que deux fois.

A l'occasion de son 200° match officiel, l’Algérie s’impose, certes, petitement mais de façon méritée et surtout avec des conséquences plus que positives. Elle se qualifie pour les1/8 de finale et s’assure de la première place du groupe.

Un coup doublé appréciable après les déboires endurés lors des deux denières CAN.
Les sorties, sur blessure de Hadjam et Chergui auront quelque peu atténué la joie ambiante.


Réaction des sélectionneurs

Brama Traoré : Non disponible
 

V
ladimir Petrovic :  
« Nous sommes candidats pour aller loin dans notre groupe, et je suis heureux de notre qualification à la première place. Nous verrons jusqu’où nous pouvons aller. Maintenant nous devons nous concentrer sur la suite de notre parcours dans cette compétition, car chaque match sera plus difficile que le précédent.
 Le Burkina Faso a joué à un niveau supérieur à ce que j’avais anticipé et nous avons rencontré plusieurs difficultés pendant le match. Cependant, mes joueurs ont su gérer la rencontre et contrôler son déroulement .
Les joueurs ont livré un match solide. Nous avons créé un nombre appréciable d’occasions ; certes, nous n’avons pas marqué beaucoup de buts, mais l’essentiel est que nous nous soyons qualifiés et nous en sommes heureux .

  J’espère que les blessures de Hadjam et Chergui ne sont pas graves. Nous attendrons les résultats des examens avant de décider des prochaines étapes.
Nous allons commencer dès maintenant la préparation pour le match suivant. Je ferai quelques changements ; j’évaluerai la performance de chaque joueur et donnerai l’opportunité à davantage d’éléments de s’exprimer ».

Réaction des médias

Etrangers :
lequipe.fr : » Qualification et première place assurées, le coup double de l’Algérie »
rfri.fr : « L’Algérie domine le Burkina Faso et file en 1/8 de finale »
onzemondial.com : » L’Algérie qualifiée grâce à mahrez, mais 2 blessés face au Burkina Faso »
ouest-france.fr : «  L’Algérie s’impose dans la douleur contre le Burkina Faso et se qualifie pour les 1/8 de finale »
france24.com :  « L’Algérie triomphe du Burkina Fasoet s’assure la tête du groupe E »
marca.com : « Los Zidane son un talisman par Argelia « 
as.com : « Luka Zidane asombra (éblouit) Africa »

Algériens :
El Moudjahid : les Verts brillamment »
dzfoot.com :  « La victoire au bout du combat »
competition.dz : » L’E N file en huiotièmes de finale »
aps.dz : «  L’Algérie domine le Burkina faso »
lagazettedufennec.com :  « Service minimum, bonheur maximum »
El  Watan : «  Les Verts assurent dans la douleur »




                                                                                GUINEE  EQUATORIALE – ALGERIE


Entre les deux pays, les oppostions ont été peu nombreuses et parfaitement égales. Une victoire pour chacun et un match nul.
On peut préciser que la victoire des guinéens a eu lieu, lors de la CAN 2022. Elle revêt un caractère historique, car elle était venue mettre fin à l’extraordinaire série de 35 matchs sans défaite dont s’enorgueillissait  notre sélection. Elle a aussi eu lieu, lors d’une CAN de triste mémoire qui avait vu l’élimination de l’Algérie dès le premier tour.

La victoire des algériens et le nul sont plus récents, 2024, lors des dernières qualifications pour la présente CAN. Une CAN dont la Guinée Equatoriale n’attend plus rien, elle qui a perdu ses deux premiers matchs.

Dans ce match qui n’a aucun caractère décisif, les nôtres devront  néanmoins se méfier de l’euphorie que suppose leur qualification déjà acquise pour les 1/8 de finale et surtout de la pugnacité et le désir de rachat d’un adversaire déjà éliminé et qui cherchera à « sauver l’honneur » et à démontrer sa vraie valeur.

La veille de la renconrte, les deux sélectionneurs se sont exprimés :

V. Petkovic : «  C'est vrai que nous sommes qualifiés, mais ce match compte énormément pour notre moral et pour prolonger la série positive. Il faut aussi démontrer, en tant que joueurs et en tant qu'équipe, nos vraies valeurs, et continuer à progresser, en attendant les prochains tours.
C’est un match exigeant, important. C’est un adversaire que nous avons déjà rencontré. On les connaît et ils nous connaissent…Demain j’apporterai quelques changements, mais je ne sais pas encore lesquels ».

Juan Micha Obiang :  « Ce dernier rendez-vous est important, car chaque match a sa propre histoire, indépendamment du classsement. Peu importe si l’Algérie nous est supérieure sur le papier, nous voulons montrer un autre visage ».

Le jour du match on ignore toujours l’étendue des blessures de Hadjam et Chergui et la durée de leur indisponibilité. La seule certitude est qu’ils sont forfaits pour ce match-ci.

Comme on le pressentait, c’est un onze remanié qui débute face à la Guinée Equatoriale.

Apès une absence de 6 mois, retour de Mandrea dans les buts, avec une défense assez inédite ; Belghali, Zinedine Belaïd, Tougai, Aït Nouri. Le milieu est confié à  Zerrouki, Abdelli et Maza. En attaque, innovation  également avec le trio Chaïbi, Hadj Moussa, Bakrar.
A n’en pas douter, une formation résolument rajeunie ; moyenne d’âge : 24,5 ans.
A l’occasion de sa 47° sélection, Ramiz Zerrouki hérite du brassard de capitaine.  Récompense légitime et justifiée puisqu’aucun de ses coéquipiers ne dépasse les 25 capes.

Dans un stade loin d’être plein et pendant un quart d’heure, on ne va voir que les algériens et en particulier Hadj Moussa. Sur son flanc droit, il provoque, il enchaîne les belles actions offensives. Les algériens se faisaient très présents, ils allaient être payés en retour.

En effet, sur un corner bien exécuté par Hadj Moussa, le défenseur Zinedine Belaïd réussit une belle reprise de la tête à la 19° minute. Son premier but en sélection .
19 minutes Guinée equatoriale 0 Algérie 1
 Les équatoguinéens semblent un peu perdus, ils n’ont pas encore mené une seule action coordonnée, face à un milieu et des attaquants algériens très pressants.

Ala 25° minute, une belle ouverture de Maza va permettre à Chaïbi de piquer de la gauche vers la surface adverse et après un court crochet, il ne laisse aucune chance au gardien Owono, impuissant sur ce violent tir précis à mi-hauteur.
 25 minutes Guinée Equatoriale 0 Algérie 2

Ce but a quelque peu sorti les guinéens de leur torpeur, car au terme d’une action individuelle lointaine, ils obligent notre gardien Mandrea à se détendre et à concéder un corner, pour éviter d’être lobé.

Petite alerte sans conséquence, puisque les algériens sont déjà repartis de l’avant. Le virevoltant Hadj Moussa pose le ballon sur la tête de Maza qui concrétise de près au dessus de la tête du gardien Owono.
Une demi-heure modèle a vu les « remplaçants » faire le travail  et charmer des fans aux anges.
32 minutes , Guinée Equatoriale  0 Algérie 3


Les algériens prennent le temps de respirer, ce qui va pousser l’adversaire  à adresser sa première frappe par Ganet, qui tire légérement à côté.

Les choses retrouvent bientôt leur cours normal, à savoir, offensive algérienne bien menée par 4 touches successives de 4 joueurs qui s’achève dans les pieds de l’avant centre Monsef Bakrar. Il contrôle et tire aux six mètres. Sa frappe va être renvoyée par une belle parade du bras d’Owono.
Deux minutes plus tard le gardien guinéen va encore bien arrêter un coup-franc de Chaïbi.

Deux changemants intervienent dans le camp algérien, en début de seconde période ; les deux latéraux,  Belghali et Aït Nouri, sont remplacés par leurs homologues Atal et Dorval.

Les guinéens paraissent décidés à faire mieux…Ils sortent de leurs bases. Et sur une action très rapide, Nsué, le capitaine guinéen va régaler l’assistance et s’offrir un but magnifique qui se loge dans la lucarne droite du gardien algérien Mandrea. Un tir imparable, probablement un des plus beaux de la carrière de ce « renard » de 36 ans, bien sonnés.

Les algériens n’ont plus le monopole du ballon, ils demeurent néanmoins menaçants et auraient pu aggraver le score si Chaïbi avait su être plus précis, d’abord dans sa passe à Maza, ensuite dans sa tentative qui est renvoyée par la transversale.

Ce dernier  va céder sa place à Adam Zorgane, alors que Tougai, sorti sur civière, est  remplacé par Aïssa Mandi.

Les jeux semblent faits; le rythme va baisser. Entré  à la place de Chaïbi, Ilan Kebbal est acclamé par le stade et il y répondra en étant très présent dans la récupération et la contre-offensive.
Nsue,lui, rate de peu le doublé lorsque son tir n’est pas cadré…

La sélection algérienne réalise un carton plein avec 3 victoires en 3 matchs ; cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, effaçant ainsi  le mauvais souvenir des éliminations précoces  de 2022 et 2024 !



Réaction des sélectionneurs :

Juan Micha OBIANG : « Ce n’était pas un très bon match pour nous. Nous avons essayé de faire de notre mieux pour l’emporter, mais cela n’a pas été le cas. Félicitations à l’Algérie pour sa victoire….L’échec fait partie de notre métier. J’assume pleinement les résultats concédés lors de cette CAN et j’ai vraiment mal après cet échec »

Vladimir Petkovic : « Nous avons livré une première période exceptionnelle qui révèle les contours de l’équipe nationale du futur. C’est dommage que nous ayons encaissé un but, mais c’était un trèsbeau but…Nous avons débuté cette rencontre avec 7 jopueurs nés après l’an 2000…Nous avons pris certaines bonnes décisions concernant la gestion des joueurs. Quelques uns apportent leur expérience. D’autres veulent gagner leur place sur le terrain ».

Réaction des médias :

Etrangers :
ouest-france.fr : « Après leur facile succès, les Fennecs reçus 3 sur 3 »
lequipe.fr : «  L’Algérie termine la phase de groupes en beauté »
rfi.fr : «  L’Algérie termine en fanfare »
france24.com : «  Algérie, ses remplaçants étrillent la Guinée Equatoriale »
onzemondial.com : « L’Algérie fait carton plein… Maza enflamme la toile, les
supporteurs du PSG le réclament à Paris »
africafootunited.com : « L’Algérie enchaîne un 3° succès contre la Guinée Equatoriale »

Algériens :
dzfoot.com : «  Une superbe première période et une vraie revanche »
aps.dz : «  L’Algérie termine en démonstration »
competition.dz : «  Les Verts en mode démonstration »
El Moudjahid : «  Large victoire face à la Guinée Equatoriale : un sans faute pour l’Algérie »




                                                                                     

                                                                                     ALGERIE – R D  du CONGO
 
L’historique des rencontres entre l’Algérie et le Congo Démocratique, n’est pas très copieux. Six matchs en tout et pour tout qui ont pourtant débuté il y a plus de 60 ans en 1965.
3 matchs officiels et 3 amicaux. Le bilan est favorable à notre sélection qui  a gagné 2 matchs officiels et concédé le nul à quatre reprises. Ce qui signifie, zéro victoire pour les congolais.
Dans le cadre de la phase finale de la CAN, on compte 2 rencontres,victoire 1-0 de l’Algérie, ensuite 0-0 en 2000.
L’Algérie a reçu deux fois mais n’a jamais rendu visite à cet adversaire, rencontré 4 fois en terrain neutre. Une curiosité pour terminer, les 4 derniers matchs en  2000, 2002, 2008 et 2019 se sont achevés sur un score nul, une fois 0-0 et 3 fois 1-1 !!

Ce sont là des chiffres. Pour les faits, il est bon  de rappeler qu’après une période d’instabilité, le Congo a retrouvé de la sérénité et un équilibre certain qui lui ont permis d’atteindre les demi-finales de la dernière CAN et de postuler bientôt, pour une potentielle 10° place africaine lors du Mondial de 2026, puisqu’ils ont gagné les play-offs africains et sont bien placés pour franchir avec succès le match de barrage intercontinental prévu en Mars 2026.
Le tableau est clair. Le rival est sérieux, solide et déterminé à aller loin dans ce tournoi.

Du côté algérien, le sélectionneur devra faire face à l’hécatombe subie dans le secteur de la défense avec le forfait certain de quatre joueurs pour cette rencontre. A Chergui et Hadjam déjà absents depuis plusieurs jours, sont venus s’ajouter Tougai, sorti sur civière contre la Guinée Equatoriale et le dernier en date, Aït Nouri, brièvement hospitalisé, victime d’un brutal processus grippal.

Les deux sélectionneurs ont exprimé leur point de vue respectif, la veille du match.

V. Petkovic : « Il y a la même envie et la même détermination pour gagner le prochain match. Nous pensons toujours au prochain, jamais plus loin. Les résultats obtenus nous donnent de la confiance et de la positivité, mais ce n’est pas un point d’arrivée. Nous travaillons aujourd’hui pour être meilleurs demain. Le Congo est une équipe solide, forte dans les deux phases de jeu, avec beaucoup de compacité pendant 90 minutes. Il y a des points forts chez eux, mais aussi des choses que nous pouvons exploiter.
Le respect de l’adversaire est obligatoire. Ce que je veux  avant tout c’est  une équipe algérienne qui joue ensemble et qui impose son jeu.
Parlant de la compétition en cours, il a ajouté :
Elle  est très équilibrée. Tous les matchs se jouent sur de petits écarts, même les équipes favorites ont rencontré des difficultés. Cela vaut aussi pour nous. »

S. Desabre : Le contexte est différent. Nous sommes dans une phase à élimination directe. L’Algérie représente un véritable défi. C’est une équipe forte et bien organisée. Ce sera un match difficile, mais aussi beau à jouer.
La sélection algérienne est organisée, elle a terminé en tête de son groupe. Elle possède des joueurs capables de faire la différence  à tout moment.
On veut jouer nos chances à fond parce que l’on pense qu’on a les capacités pour passer. Nous tenterons de donner le meilleur de nous-mêmes, pour gagner, car nous sommes déterminés à remporter ce match et atteindre les quarts de finale.
Les joueurs sont extrêmement motivés et attendent ce match avec impatience. »


La veille du match, il y a eu également deux nouvelles, une mauvaise et une bonne.
Hadjam est définitivement forfait et a été libéré. Aït Nouri a repris l’entraînement collectif.

C’est finalement un onze assez osé et avec une seule suprise que Petkovic a choisi pour cet important match de huitième de finale. Osé, parce qu’il aligne Aït Nouri qui n’est pas dans sa meilleure forme physique.
La surprise c’est d’avoir préféré Chaïb à Bounedjah.

Au coup d'envoi donné par l'arbitre égyptien Mohammed Marouf, les Verts vont monopoliser le ballon. Mahrez est incapable de profiter d'une belle balle en profondeur de Mandi. Les congolais montrent leur force physique en attaque avec une faute de Bukambu sur Mandi dès la 4° minute et également en défense aux 16° et 19° minutes en concédant des coups-francs sur la personne de Mahrez.. L'exécution de ces fautes laisse à désirer.

Et ce sera une incursion de Belghali dans la surface, qui va provoquer une alerte et obliger MBemba à dégager en corner. Les adversaires vont
répliquer immédiatement, lorsqu'à la 25° minute, Bakambu va prendre de vitesse Bensebaïni pour aller seul vers les buts algériens. Son tir croisé, cadré est heureusement détourné en corner par Luca Zidane. Et sur le corner qui s'ensuit, Tuanzebe prend l'avantage sur Mandi mais, heureusement son coup de tête passe de peu à côté du but algérien. On a eu chaud !

La possession est algérienne, mais la percussion et la verticalité font défaut. On notera à la 42° minute une tentative de Maza, tir du pied gauche qui rate le cadre. Une première période au cours de laquelle es algériens dominent mais ne trouvent pas la faille, face à des congolais qui ne prenaient pas beaucoup de risques.

A la reprise, Bennacer, à la suite d'un dégagement aérien, quelque peu forcé, reste au sol. Il est blessé et aussitôit remplacé à la 49° minute par Abdelli. Quelques minutes plus tard, ce sont Bensebaïni et Zidane qui se télescopent pour dégager un ballon dangereux à la suite d'un corner joué habilement par les congolais. Chacun retient son souffle parce que Bensebaïni réclame les soigneurs . Finalement plus de peur que de mal.

Pendant une grande partie de cette seconde mi-temps ce sont les congolais qui sont les plus présents mais sans créer le moindre danger pour la défense algérienne.
A la 70° minute Petkovic introduit deux changements, Zinedine Belaïd remplace Aït Nouri et jouera dans l'axe, poussant Bensebaïni à Gauche. Hadj Moussa,lui, prend la place d'un Mahrez plus que pâlot aujourd'hui !

Hadj Moussa aussitôt sollicité, s'active sur son flanc droit. Sa première frappe trop molle est facilemnt captée par le gardien Mpassi. Mais voulant trop bien faire il va ensuite se montrer plutôt brouilon avec 2 ballons ratés.

Amoura se montre, part seul, mais ne sait pas tirer profit de cette action favorable. Nouvelle tentative de Hadj Moussa qui oblige le gardien à détourner miraculeusement en corner.On jouait là la 78° minute ave ce premier tir algérien cadré.

Maza assez discret est remplacé par Bounedjah à la 83° minute. En face c'est Belaïd qui va priver l'attaquant Mayele, tout juste entré sur le terrain, d'une occasion en or, alors que l'on joue déjà au delà des 90 minutes.

La prolongation s'impose dans ce match aux rares occasions franches. les Verts, sans doute sermonnés par le coach, vont paraître plus offensifs. Malheureusement Chaïbi et Bounedjah ne sauront pas concrétiser leurs occasions. Rien, absolument rien à signaler du côté des congolais, visiblement fatigués.

Alors que chacun pense déjà aux tirs au but, Petkovic, décide à la 114° minute, de deux nouvelles substitutions , Boudaoui est remplacé par Ramiz Zerrouki, cependant que Boulbina succède à Chaïbi. Personne ne s'en doute, mais ce sera là le soup de génie du sélectionneur algérien.

En effet, cinq minutes plus tard les deux larrons, tout frais, vont accomplir l'action la plus importante du match, en finalisant une longue action, partie de la surface algérienne;  initiée par Belghali et relayée, sans heurt, ni à-coups, tour à tour par Belaïd, Hadj Moussa, Abdelli et enfin Zerrouki. Lequel Zerrouki, lance immédiatement Boulbina en profondeur sur le flanc gauche, en prenant de court le latéral Wan-Bissaka.
 Boulbina contrôle, se remet sur son pied droit et sans hésitation, va tenter sa chance. De loin, à l'entrée de la surface, adressant un tir imparable qui se loge sous la barre transversale de Mpassi. Mpassi se détend bien, mais ne peut rien contre ce missile surpuissant qui, à la 119° minute du match, signifie la victoire, la qualification et la libération de tous, joueurs, staffs, supporteurs et toute une population à travers le monde.

Parce que le but est le Roi du jeu, l'objectif premier et ultime, tout le monde a mis en valeur le finish magistral de Boulbina. Aucun média, à ma connaissance, n'a mentionné que ce ce magnifique geste final était l'aboutissement d'une séquence offensive coordonnée, fluide et harmonieuse dans laquelle 5 joueurs avaient été impliqués.

Zerrouki, plus connu pour son placement sur la ligne médiane et ses remises latérales ou vers l'arrière se retrouvait subitement bien avancé et se transforme en passeur décisif. Passeur pour un Boulbina, auteur d'une prestation convaincante, début Décembre, en Coupe Arabe et qui n'avait joué jusque-là, que 13 minutes contre le Soudan, va s'ériger en un inattendu sauveur. En quelques secondes il aura cruellement mis fin aux ambitions légitimes des congolais. Il aura fait renaître des espérances que l'on voyait s'estomper. En un instant il a soulagé les poitrines oppressées de millions de ses compatriotes.

Celui que l'on n'attendait pas, a aussi personnifié la déclaration d'avant-match prophétique de Sébastien Desabre qui déclarait : " L'Algérie possède, dans ses rangs, des joueurs capables de faire la différence à tout moment".

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Samedi 10 Janvier à 17 heures, à Marrakech, notre sélection a rendez-vous ave le Nigéria pour un quart de finale qui s'annonce aussi indécis que palpitant. Le Nigéria, seule autre équipe à avoir réussi un sans faute sur ses 4 matchs, au cours desquels, elle a eu l'occasion de faire montre de ses grandes qualités offensives.


Réaction des sélectionneurs :

Sébastien Desabre : «  Je félicite l’Algérie et lui souhaite d’aller le plus loin possible. C’était un match de haut niveau. Nous sommes bien entrés dans la rencontre et nous avons fait une bonne seconde mi-temps ; ça s’est joué sur une contre-attaque, à la dernière minute. Nous sommes forcément déçus de l’issue de la rencontre »


V. Petkovic :  « 
La rencontre était difficile, mais nous méritons cette qualification. Nous avons réussi à gérer les difficultés rencontrées sur le terrain et à prendre les bonnes décisions au bon moment. Cette réussite constitue un encouragement majeur pour les prochains défis. La valeur de notre équipe vient du fait que n’importe quel joueur peut être prêt à entrer en jeu et contribuer. Je suis très satisfait de l’investissement de chacun.
La victoire d’aujourd’hui montre la personnalité de notre équipe et sa capacité à décider des matchs dans les moments les plus délicats.
Il y a une véritable dynamique positive dans le groupe. Chaque joueur sait qu’il peut être appelé à participer et donner le meilleur de lui-même. Cette solidarité et cette discipline seront cruciales face au Nigeria en quart de finale. »

Réaction des médias :

Etrangers :
lequipe.fr : «  Dénouement spectaculaire, l’Algérie au bout du suspense »
africatopsports.com : «  Boulbina libére les Fennecs à la dernière minute »
lemonde.fr : «  l’Algérie élimine la RDC d’un but miraculeux »
rfi.fr : «  L’Algérie fait tomber la RDC au bout de la prolongation »
onzemondial.fr : «  Une merveille de Boulbina envoie l’Algérie en 1/4 de finale »
ouest-france.fr : « L’Algérie rejoint le Nigeria en ¼ de finale en éliminant la RDC au bout de la prolongation »
africafootunited : «  L’Algérie arrache les1/4 de finale au bout de la prolongation »
afrik-foot.com : «  La revanche de Boulbina »
marca.com : «  Zinedine Zidane bendice (bénit) Argelia »

Algériens :
dzfoot.com : « Extraordinaire »
lagazettedufennec.com : «  Coaching de patron. Petkovic a osé quand tout semblait écrit »
competition.dz : « Les Verts au bout du suspense »
aps.dz : «  L’Algérie force le verrou congolais en prolongation et rejoint le Nigéria en ¼ de finale »
El Watan : «  Boulbina, le joker de luxe assomme les Léopards »



                                                                                     ALGERIE – NIGERIA

Le Nigeria figure parmi les pays les plus rencontrés par notre sélection. Depuis le premier match, à l’occaion des Jeux Africains à Lagos (2-2), les deux équipes se sont revues encore 22 fois. Le bilan général est favorable à l’Algérie avec 11 victoires contre 8 défaites et 4 matchs nuls. Les rencontres se sont déroulées de manière assez équilibrée entre le domicile (8), l’extérieur (7) et le terrain neutre (7). Mais ce sont les matchs officiels qui dominent les amicaux ( 21/2).
La dernière défaite algérienne date de  2016. Depuis, les 4 derniers matchs entre 2017 et 2022 se sont tous terminés à l’avantage de l’Algérie.
Pour les rencontres en phase finale de CAN, il y a égalité parfaite : 4 victoires chacun et 1 nul, avec en prime, 2 finales de CAN. Celle de 1980, à Lagos, gagnée par le Nigéria (3-0).
La seconde, en 1990 à Alger, remportée par l’Algérie (1-0)

Dans le cadre de la CAN, le match le plus récent remonte à la demi-finale de 2019, victoire de l’Algérie (2-1).

Lors des qualifications, Zone Afrique, le Nigéria n’a pas réussi à se qualifier pour la Coupe du Monde 2026, ni dans la phase de groupes, ni ensuite lors des barrages africains, ouverts aux meilleurs deuxièmes, au cours desquels il a été finalement éliminé par la RD du Congo.
Son parcours dans la présente CAN est  beaucoup plus parlant et convaincant. Elle est la seule autre équipe, avec l’Algérie, à avoir réussi 3 victoires en 3 matchs dans la phase de groupes et fut aussi, un facile vainqueur du Mozambique (4-0), en 1/8 de finale. Un total de 12 buts contre 4.
Pour terminer, n’oublions surtout pas que le Nigéria est le finaliste de la précédente CAN en Côte d’Ivoire. Et c’était sa 8° finale !

Voici les déclarations d’avant match des 2 sélectionneurs, le malien Eric Chelle et Vladimir Petkovic :

Eric Chelle : «  C’est un match de grande importance face à une grande équipe. Nous réfléchissons toujours à la manière de jouer ce match.
J’ai passé un moment à Oran au Mouloudia. J’ai pris beaucoup de plaisir là-bas.
Ilan Kebbal est un très bon joueur et un bon ami, il m’a aidé à mon arrivée au Paris FC.
Je ne pense pas à prendre une revanche par rapport à 2019.  Je suis là pour jouer un match et une qualification, un match de quart de finale,  face à une équipe historique, d’une importance capitale . Nous aussi avons des points forts ; ça sera du 50/50  et la décision se fera sur le terrain »

V. Petkovic :
« On affronte l’un des favoris pour cette CAN. On s’est préparés pour ce match du côté physique, pour que nos joueurs soient prêts, surtout qu’on a joué 120 minutes face à la RD Congo. Nous avons surtout essayé de récupérer car on a eu peu de temps entre les deux matchs.
Tout commence par l’état d’esprit. Les joueurs savent comment récupérer, car nous y travaillons chaque jour.
Nous avons une dernière séance d’entraînement et après je vais décider quel joueur est prêt ou non ».

Petkovic ne le dit pas, mais il sait que Bennacer est incertain. En revanche, Chergui et Tougai peuvent l’être, car ils ont repris l’entraînement collectif depuis jeudi. Toutefois, ils n’ont pas pris part au dernier entraînement du vendredi, veille du match. Nous saurons tout demain après 16 heures.

Tout le monde attendait Abdelli pour remplacer Bennacer, mais Petkovic lui a préféré Zerrouki. Le onze entrant est ainsi composé : Zidane, Belghali, Mandi, Bensebaïni, Aït Nouri, Zerrouki, Boudaoui, Maza, Mahrez, Amoura et Chaïbi.

Les nigérians sont les premiers en  action en pressant très haut. Et dès la 1ère minute Zerrouki est sanctionné. Ajayi ne cadre pas et la passe de Iwobi pour Osimhen est trop longue.
 C’est néanmoins Maza qui s’échappe le long de la ligne sur la droite, il est brutalement envoyé au sol par Calvin Bassey, mais l’arbitre sénégalais
Issa Sy, ne bronche pas.
Le Nigéria continue de pousser à partir de la droite par Adams qui obtient le corner, sans conséquences.

C’est ensuite une incursion offensive algérienne qui s’achève dans les pieds de Farés Chaïbi,
dont  le centre vers Amoura est clairement stoppé du bras par Ajayi, bien installé sur la ligne de sa surface de réparation. L’arbitre ne siffle pas. Les joueurs algériens réclament le pénalty ou un recours à la VAR . Rien à faire ! Issa SY ignore tout !!
Et deux  minutes plus tard c’est le premier carton jaune, infligé à Zerrouki. Un carton tout à fait injustifié car , sur son tacle, Zerrouki, a d’abord touché le ballon .

Ceci dit, le rouleau compresseur nigérian continue d’avancer, face à des algériens qui ne réagissent que très sporadiquement. A partir de la gauche et après un  crochet extérieur, Lookman envoie un tir puissant que Zidane arrive à  bien capter à terre.
Deux minutes plus tard c’est Aït Nouri qui, in extremis, empêche Osimhen de conclure.Toutefois, l’action la plus dangereuse a lieu sur un coup-franc des nigértians, sur le quel Zidane rate complètement sa sortie. Le ballon est alors repris, au deuxième poteau , par Calvin Bassey. Tout le monde croit au but, mais Bensebaïni sauve miraculeusement sur la ligne.

Nos joueurs, malmenés, n’arrivent pas à sortir un ballon, ni à repartir en  contre-attaque. Ils s’essayent tout de même sur une relance qui échoue et se transforme en un rapide contre nigérian, quand Adams, bien lancé par Iwobi et seul dans l’axe face aux buts, tire largement au dessus des buts algériens. La mi-temps est sifflée après ces très pénibles 20 minutes durant lesquelles les Verts avaient  eu très, très chaud. Ils ont tenu, mais n’ont fait que subir.

La reprise sera, elle, non pas chaude mais brûlante ! En effet dès la 47° minute, de la gauche,
Bruno  adresse un très bon centre aérien, qu’Osimhen va reprendre facilement de la tête pour ouvrir le score. Bensebaïni et Aït Nouri étaient hors de position et Zidane aurait pu beaucoup mieux faire sur ce coup de tête piquée qui n’avait rien d’imparable.
47° minute, Algérie 0 Nigéria 1

Pendant les minutes qui suivent, les nigérians agissent à leur aise et se retrouvent facilement en position d’attaque. Osimhen, par deux fois, ne peut pas concrétiser, sur un duel avec Bensebaïni  puis sur un coup de  tête trop faible pour inquiéter Zidane.
Profitant d’un ballon perdu par Maza, Iwobi, maître à jouer des Super Eagles, sert Osimhen, entré dans la surface et qui choisit de servir Adams sur sa droite. Celui-ci  évite habilement Zidane, sorti à sa rencontte, et marque dans les buts vides.
57° minute, Algérie 0 Nigéria 2

Les trois premiers changements algériens interviennent quelques instants plus tard, lorsque
Zerrouki, Maza et Mahrez cèdent leur place à Bounedjah, Boulbina et Mahrez, respectivement.
Des substitutions, qu’on espère opportunes et bienvenues. Mais les minutes vont inexorablement défiler en vain, en même temps que les 3 cartons jaunes infligés à Aït Nouri, Hadj Moussa et Boudaoui !!!

C’est l’intenable  Adams qui ne cadre pas son coup de tête, avant d’être malchanceux avec son tir renvoyé par le poteau droit qui prive les nigérians d’un 3° but évident .

Berkane (premiers pas en équipe nationale) et Abdelli remplacent Amoura et Boudaoui. Mais  le cœur et l’esprit n’y sont plus, du côté algérien. Hadj Moussa s’empêtre dans des passements de jambes et des dribbles inefficaces. Boulbina  montre ses limites ; Bounedjah, isolé et perdu. .Les dés sont jetés. La cause est entendue.

Quand on attend la 80° minute pour adresser notre premier tir par Bounedjah, on ne peut prétendre à rien ; rien espèrer !!
Les algériens ont raté leur quart  de finale. Ils ont été surclassés. Ils ont eu affaire à plus fort qu’eux physiquement et techniquement. On  avait parfois l’impression de voir de jeunes débutants face à des adultes chevronnés. L’arbitrage vicieux est venu ajouter son écot pour couronner cette immense déconvenue.

Si l’on veut être positifs, on dira que c’est beaucoup mieux qu’en 2022 et 2024, quand nous n’avions pas gagné un seul match, pas été en mesure de franchir le premier tour. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une leçon, grandeur nature, qu’il faut bien méditer et retenir, cinq mois avant la Coupe du Monde où personne ne nous fera de cadeau.

Quelle est la raison de ce jour sans, de ce pénible après-midi? Pourquoi les joueurs ont-ils été dans l’incapacité de réagir, d’essayer de revenir dans le match ? Pourquoi le coaching a été sans effet ?
Ces interrogations ne sont pas exhaustives, elles résument toutefois une situation bien précise et surtout elles exigent des réponses à même d’éviter le renouvellement de tels errements.


Réaction des sélectionneurs :

Eric Chelle : «  C’était un match entre deux grandes équipes. Le joueurs sont très heureux d’avoir gagné ce match. Nous avons été efficaces dans la qualité technique de la dernière passe, ce qui rend cette qualification méritée. J’ai atteint l’objectif assigné par la Fédération. Mais mon ambition est  de gagner les deux prochains matchs ».

V. Petkovic : «Tout d’abord il faut féliciter le Nigéria pour sa qulification , ils  ont été meilleurs que nous. Il nous a manqué beaucoup de choses.
Nous ne sommes pas bien entrés dans le match surtout en première période où nous étions trop dispersés et les transmissions ne passaient pas, les ballons n’arrivaient pas à destination.
J’assume les erreurs et les choix que j’ai faits. Nos joueurs sont très déçus et abattus, car ils espèraient aller loin. Nous acceptons cette défaite, c’st le football. Il faut continuer à travailler pour s’améliorer, rester dignes et ne pas tout remettre en cause »

Réaction des médias :

Etrangers :
lequipe.fr : «  Le Nigéria trop fort, défiera le Maroc »
rfi.fr : «  Le Nigéria écoeure l’Algérie et rejoint le Maroc en demi- finale »
onzemondial.com : « Trop fort, le Nigéria s’offre facilement l’Algérie »
ouest-france.fr : « Le Nigéria domine largement l’Algérie et file en quart de finale »
africatopsports.com : «  le Nigéria a dominé son sujet avec assurance »
france24.com : « Une équipe algérienne dépassée »

Algériens :
dzfoot.com : «  Complètement dépassés »0
El Watan : «  Fin de parcours pour les Verts »
Compétition : «  Le FestiVar de Marrakech. Battus par plus fort, les verts victimes d’un arbitrage scandaleux »
El Moudjahid : «  Les Verts quittent la compétition »
lagazettedufennec.com : «  Les Verts déjouent et échouent »
aps.dz : « Fin de l’aventure pour les Verts »


Pour les archives, je dois noter que cette CAN 2025-2026, s'est achevée par la victoire du Sénégal sur le Maroc 1-0, après prolongation.
Une victoire courte qui, néanmoins, aura la vie longue. Car cette CAN à polémiques et problèmes a eu la finale chaotique qui lui convenait. Le substantif chaos et l'adjectif chaotique, ayant été utilisés par au moins une dizaine de médias dans le monde. D'autres ont parlé de finale honteuse ou scandaleuse.

Que s'est-il donc passé ? Un match de football normal, animé, mais avec très peu d'occasions de part et d'autre. Cela jusqu' aux dernières minutes, quand l'arbitre congolais Jean-Jacques NDALA NGAMBO a , à la 90°+2', à la suite d'un corner, refusé un but sénégalais, sous prétexte d'une faute antérieure, pas tellement évidente, sur Hakimi.
Les sénégalais ont eu beau protester et demander la consultation de la VAR, rien n'y fit de la part de l'arbitre qui, quelques minutes plus tard, finira par accorder un pénalty au Maroc pour une faute sur l'attaquant marocain, Brahim Diaz, et ce, après avoir consulté la VAR.
Les sénégalais, à la demande de leur entraîneur, Pape Thiaw, décident alors de ne pas poursuivre le match et rentrent aux vestiaires. Et bien entendu, rejetant, à tout prix, l'exécution du pénalty.

Des supporteurs sénégalais cherchent à descendre sur la pelouse et affrontent le service d'ordre à coups de chaise... Palabres, gesticulations interminables qui vont durer 17 très longues minutes, qualifiées ainsi par la quotidien sportif espagnol Marca " les plus honteuses dans l'histoire du football moderne" ; des moments au cours desquels, l'arbitre, protagoniste principal, est resté impassible, paraissant tout à fait indifférent à ce qui se passait autour de lui !!!

Que n'a-t-on lu sur cet arbitre ? Qu'il était un des meilleurs d'Afrique; qu'il habitait au maroc; qu'il avait arbitré 7 fois le Maroc, avec 6 victoires et un nul et d'avoir dirigé plusieurs fois des matchs de clubs marocains (RS Berkane, Wydad et Raja) etc... je n'ai aucun moyen d'attester de la véracité de telles affirmations, ni de les nier.
Néanmoins, rappelons, ici, qu'il vait été désigné pour arbitrer le match d'ouverture de cette CAN, Maroc -Comores. A ce sujet, la CAF écrivait alors sur son site : "un arbitre de confiance pour lancer le tournoi". Le seul fait de le "reconduire" pour le match de la grande finale, indique, sans l'ombre d'un doute, qu'il avait l'agrément et bénéficiait de la confiance de la Fédération Royale Marocaine de football (FRMF), laquelle a prouvé qu'elle a le bras long, quand elle avait réussi à récuser la désignation de l'égyptien Amin Mohammed Omar, en tant qu'arbitre principal et celle de l'algérien Mustapha Ghorbal à la VAR, pour le match Cameroun -Maroc. Des faits probants, sans aucune équivoque !!

Avec un arbitre digne ce nom, un tel tumulte n'aurait pas duré si longtemps, parce que celui-ci aurait intimé l'ordre aux séngalais de reprendre le match, en fixant un délai minuté, sous peine de les déclarer battus pour abandon de terrain. Il n'en fut rien car, à mon avis,la réalité était tout autre. . Une fois le pénalty accordé, grandement susceptible d’offrir la victoire au Maroc, la seule préoccupatoion de J.J. Ndala Ngambo était que le match aille à son terme.


Le meilleur joueur de l'équipe du Sénégal, resté lui, sur le terrain et appelé semble-t-il à la raison par El Hadji Diouf, Mamadou Niang et Claude Le Roy,
a fini par convaincre entraîneur et partenaires à reprendre le jeu. Par quel miracle? Quelle contrepartie? On ne le saura, sans doute jamais.

Toujours est-il que le match reprend et Brahim Diaz, meilleur buteur du tournoi, est chargé d'exécuter le pénalty. Il le fait de la manière la plus lamentable et la plus incompréhensible possible. A l'aide d'une Panenka bâtarde, il envoie gentiment et mollement le ballon dans les bras du gardien sénégalais, Edouard Mendy, resté sur sa ligne, sans avoir esquissé un seul geste !! Etait-ce cela la contreparie ? Le mystère demeurera entier !

Pendant la prolongation qui va suivre, le Sénégal va rapidement prendre l'avantage, à la 94° minute. Profitant d'une talonnade géniale d'Idrissa Gueye, l'homonyme Pape Gueye s'élance vers l'avant, poursuivi en vain par Achraf Hakimi. Arrivé à l'entrée de la surface, il déclenche un tir terrible, dans la lucarne d'un Yassin Bono qui avait sauvé brillamment son équipe, jusque-là, mais s'avéra impuissant, sur cette frappe si limpide et si précieuse
.
Malgré tous leurs efforts, les joueurs marocains n'arriveront pas à égaliser et ils finiront même à 10, à la suite de la blessure de Hamza Igamane.
Ezzalzouli centre au premier poteau; mais la reprise de la tête de En-Nesyri ne donne rien. Mbaye est contré de justesse. La tête d'Aguerd est renvoyée par la barre. Et la meilleure occasion sera sénégalaise, lorsque Cherif Ndiaye, seul à 5 mètres de buts, rate l'immanquable, en butant sur Yassin Bono.

A l'issue du match le coach marocain Walid Regragui, a dénoncé la conduite honteuse de son homologue sénégalais. Ce dernier ne peut prendre la parole lors de la conférence de presse, renvoyé aux cris de "dégage". Pour finir, journalistes marocains et sénégalais en viennent aux mains !!

En tout état de cause, ce fut là un fâcheux épisode, qui témoigne, de façon particulière de l'état de décomposition totale auquel est parvenue une Confédération Africaine servile, soumise ces dernières années, pieds et poings liés à la FIFA et subiissant la main-mise néfaste du Maroc.

Le comble dans toute cette affaire, c'est que ce feuilleton de mauvaise qualité, a concerné deux pays quasi voisins, Maroc et Sénégal, amis et alliés de toujours. Serait-ce là une confirmation du célèbre paradoxe "Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge" ??

Une finale internationale importante, unique en son genre, entrée définitivement dans les annales du football, méritait ce long développement.
L'émotion qui a submergé et tétanisé Brahim Diaz, la précision du but de Pape Gueye, ces impondérables qui font la beauté du football !

Attendons de voir de quoi "la montagne va accoucher" lorsqu'il s'agira de prendre les sanctions disciplinaires qui s'imposent. S'agira-t-il seulement d'amendes financières ou bien de condamnations à caractère sportif? Vers qui la foudre va être dirigée ?


                                        

Grâce à ses 4 victoires lors de la CAN 2025, notre sélection a progressé de 6 places, pour désormais figurer au 28° rang dans le classement mondial FIFA, rendu public le 19 janvier, avec un total de 1560, 91 points. Elle a toutefois perdu sa place de 3° nation africaine au profit du Nigéria qui l’avait battue en 1/4 de finale.





  




 








 











 

 

    
         
    
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